10 mars 2006
La mobilisation nationale du 7 mars dernier contre le CPE est une grande réussite. Par rapport à la précédente journée d’actions 1 mois plus tôt, le nombre de participants aux défilés a doublé.
Dans les cortèges, les jeunes étaient là en grand nombre. Sur la dynamique de mardi dernier, un appel à la grève des étudiants est lancé : hier, la moitié des universités était en grève.
Dans l’action, un large front se retrouve autour de revendications convergentes : marquer un coup d’arrêt à la casse sociale du gouvernement et proposer un autre avenir que la précarité aux travailleurs.
À La Réunion, cette perspective d’action contre un nouveau recul social rassemble. Ce CPE ajoute une couche de précarité à une société déjà largement touchée par cette injustice. Car si l’on additionne le nombre des chômeurs et celui des travailleurs en Contrat à durée déterminée, on se rend compte que les précaires sont majoritaires dans notre société. Là-dessus, le gouvernement complique l’accès des jeunes au Contrat à durée indéterminée. Avec la menace du licenciement sans motif pendant 2 ans, comment peut-on affirmer que le CPE est un CDI ? Gageons que la mobilisation du 16 mars prochain montrera que les Réunionnais refusent que la précarité soit le seul choix proposé à la jeunesse.
Manuel Marchal
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