Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
La réalité s’impose aux spéculateurs
17 septembre 2008, par

La faillite de Lehman Brothers et la baisse du prix du pétrole illustrent combien le système dominant est artificiel. Quand la réalité s’impose, alors se déclenchent des catastrophes en chaîne.
Treize mois après le début de la crise des subprimes, on constate que les messages des autorités sont rassurants. Paris affirme que toutes les précautions sont prises pour minimiser les conséquences de la faillite de Lehman Brothers. Or, dans le même temps, trois banques françaises reconnaissent qu’elles ont placé plus d’un milliard d’euros dans cette banque qui vient de s’effondrer à cause de l’onde de choc de la crise des subprimes.
Or, toute cette crise est le résultat de l’effondrement d’un système de spéculation artificielle qui, lorsqu’il est confronté à la réalité, s’effondre comme un château de cartes.
Car tout ce système reposait sur l’offre de crédits à des personnes dont la solvabilité n’était pas garantie. Elle s’appuyait également sur une hausse continue de l’immobilier qui permettait au banquier de récupérer sa mise avec des intérêts si l’emprunteur défaillait.
Mais l’éclatement de la bulle de l’immobilier a brutalement confronté ce système à la réalité : l’emprunteur ne peut plus payer parce qu’on lui a vendu un crédit qu’il n’est pas capable de rembourser.
Cette confrontation à la réalité est le point de départ de la crise actuelle. Malgré le fait que les banques centrales aient injecté plus de 1.000 milliards de dollars dans les marchés, c’est tout un pan du système bancaire qui est en train de s’effondrer. C’est ce que symbolise la faillite retentissante de la banque d’affaires Lehman Brothers.
Un autre système artificiel est en train lui aussi d’être confronté à la réalité. En très peu de temps, le prix du baril de pétrole est passé de 140 à 90 dollars. Tout cela sans que cela soit dû à une baisse brutale de la demande, à une hausse vertigineuse de la production, ou à la fin de la guerre au Moyen-Orient. C’est sans nul doute la conséquence de la crise financière. Elle se traduit par une crise de confiance qui amène les investisseurs à retirer leurs fonds de banques qui risquent de s’effondrer.
Lehman Brother était une banque impliquée dans la spéculation sur la hausse du prix du pétrole, comme le rappelle RFI : « la mise en faillite de Lehman Brothers met par ailleurs en lumière l’exposition croissante des banques d’investissement aux marchés pétroliers. Sur les marchés à terme comme sur les marchés de gré à gré, ces banques sont devenues des acteurs de plus en plus puissants qu’on soupçonne de spéculer sous couvert d’opérations commerciales ». Mais maintenant, la tendance est de spéculer à la baisse de la consommation, et les spéculateurs ne se ruent plus sur le pétrole, ce qui fait diminuer son prix.
Manuel Marchal
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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