Sommet Inde-Brésil-Afrique du Sud
17 octobre 2008
Les représentants de trois pays comptant 1,3 milliard d’habitants appellent les responsables de la crise à rendre des comptes. Et ils constatent que ces responsables sont les pays riches.
Mercredi, les chefs d’Etat de l’Inde, du Brésil et de l’Afrique du Sud étaient réunis en sommet à New-Dehli à l’occasion de leur conférence annuelle. Ils représentent 1,3 milliard d’habitants, soit bien plus que la population de l’Europe et de l’Amérique du Nord réunie.
Ces trois pays émergents ont tiré les enseignements de la crise. Et pour eux, il ne fait aucun doute que les responsables de la situation sont les pays riches.
Les habitants des pays du Sud sont « les victimes d’une crise financière mondiale engendrée par les pays riches », affirme Lula, le président du Brésil. Nous n’avons pas « à payer pour l’irresponsabilité de spéculateurs qui ont transformé le monde en un gigantesque casino », a-t-il ajouté, soulignant l’injustice de cette situation.
Il constate que la récession en Europe et en Amérique du Nord aura des conséquences désastreuses pour les économies des pays émergents. En effet, pour ces derniers, l’exportation vers les marchés les plus riches du monde est un des piliers du développement.
Pour sa part, Kgalema Motlanthe, président de l’Afrique du Sud, a constaté que « des décisions malvenues d’un petit nombre qui ont poussé le système financier international au bord de l’effondrement ».
Quant à Manmohan Singh, Premier ministre de l’Inde, il a indiqué que les trois pays « avaient un rôle majeur à jouer pour garantir une croissance mondiale équitable et contribuer à la stabilité internationale ».
L’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud ont adopté une déclaration finale dans laquelle ils soulignent « grande crise de confiance pour laquelle les responsables devront être tenus comptables ».
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