Culture et identité

"Alioune Diop a ouvert la voie vers la libération de l’Afrique"

Message du président Wade

Témoignages.re / 5 mai 2010

Alioune Diop est un grand homme qui a ouvert la voie menant vers la libération de l’Afrique, a déclaré lundi à Dakar, le chef de l’Etat sénégalais Abdoulaye Wade, à l’ouverture du colloque international sur le fondateur de la maison d’édition "Présence africaine".

S’exprimant lors de ce colloque sur le thème : "Alioune Diop, l’homme et l’œuvre face aux défis contemporains", organisé par la Communauté africaine de culture (CAC), le président Wade a fait remarquer que M. Diop a eu une vie "pleine de lutte pour le monde noir".

A propos de la commémoration du centenaire de la naissance de l’homme de Culture sénégalais, qui a débuté le 10 janvier et qui se poursuit jusqu’au 30 novembre dans plusieurs villes du monde, le président Wade a insisté : "Alioune Diop est parti, mais c’est le destin qui fait les grands hommes et donne à leur vie une valeur de symbole. Cela fait que son centenaire correspond au cinquantenaire de notre indépendance".

"Alioune Diop a tracé le chemin et est parti, nous laissant le flambeau dans une voie tracée. Il nous a laissés continuer le combat", a dit Me Wade.

"Aujourd’hui, l’essentiel est de dépasser l’histoire, lui rendre la vérité et remettre les pendules à l’heure. C’était cela le combat d’Alioune Diop dans le plus total dévouement, sans violence, mais de manière intelligente et lucide", a indiqué le président Wade, qui a rappelé qu’au sortir de la Seconde guerre mondiale, Alioune Diop s’est engagé en politique pour devenir sénateur en France, entre 1946 et 1948.

"Mais son combat devient culturel, car c’est le symbole le plus sûr de toutes les potentialités. C’est par elle que tout a basculé et c’est par elle que tout doit basculer de nouveau pour le renouveau du continent", a souligné le chef de l’Etat sénégalais, avant de signaler qu’il attendait de ce colloque sur Alioune Diop, qui se poursuit jusqu’à mercredi dans la capitale sénégalaise, "la victoire de la pensée, de la justice et de l’humain, afin de dépasser la simple attitude contemplative et nous engager dans l’attitude combattive. Il s’agit de donner corps au combat d’Alioune Diop, pour assumer la présence africaine".

Alioune Diop, rappelle-t-on, a été à l’origine d’initiatives telles que le Congrès des écrivains et artistes noirs de Paris, en France, en 1956 ; de celui de Rome, en Italie, en 1957 ; du premier Festival mondial des arts nègres (FESMAN) de Dakar, au Sénégal, en 1966 ; du Festival d’Alger, en 1969 et du 2ème Festival des arts nègres de Lagos, au Nigeria, en 1977, entre autre.


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