Culture et identité

Aller au-delà de la nécessaire solidarité financière

Kabar d’Ankraké pour Haïti

YVDE / 2 février 2010

Dimanche après-midi aux Avirons, Ankraké organisait un kabar de la solidarité avec Haïti. Un kabar où ont convergé des solidarités militantes, comme cette association saint-pierroise sait en susciter.
Sur la scène, des artistes de qualité comme par exemple Simangavole — des filles d’une énergie pas ordinaire —, Komzot, Kaf Malbar, Amba ou Danyèl Waro ont déroulé leurs musiques. Avec pour la plupart un mot de solidarité pour les Haïtiens.
Dans le stand de gâteaux — réalisés pour la plupart par les membres d’Ankraké —, à la caisse ou à l’entrée, des militantes et des militants ou sympathisants. A l’animation du podium, Jean-Laurent Faubourg et Dédé Payet.
Dans la foule, des habitués que l’on a l’habitude de voir dans les diverses activités de l’association présidée par Laurita Alendroit–Payet. Mais aussi des gens venus là pour aller plus loin dans la solidarité.
Car, comme l’a souligné Dédé Payet, la solidarité des organisations non gouvernementales (ONG) avec l’île meurtrie ne suffira pas. « In moiyin pou èd bann Zaysyn sé k’lo FMI (Fonds monétaire international–NDLR) i abandone la dèt banna. Epi osi, i fo bann Zaysyn i diriz zot péi par zot minm ».
Il a aussi rappelé comment Bébé Doc, le fils Duvalier, avait fuit son pays pour la France en emportant 900 millions de dollars [1], sans être inquiété plus que cela par les autorités françaises et qu’il fallait que ce dernier reverse cet argent à son peuple. « I fo partou ou sa nou lé nou fé présyon pou saminm », a encore dit Dédé Payet.

YVDE

[1Et non pas 9 millions de dollars comme nous l’avons écrit dans l’interview de Laurita Alendroit–Payet dans notre édition du 30 janvier dernier.


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