Culture et identité

Anthony Benezet - 1713-1784 (Etats-Unis)

100 noms pour le 10 mai avec la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise

Témoignages.re / 1er avril 2010

Jean-Étienne de Bénézet, sa femme Judith de la Megenelle et leurs quatre enfants sont chassés de France par la révocation de l’Édit de Nantes. Ils fuient aux Pays-Bas en 1715, puis s’établissent à Londres.

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Anthony Benezet

Antoine Bénézet est alors âgé de deux ans. C’est à Londres qu’Anthony fait plus tard la connaissance des quakers, dont il devient membre vers 1727. La famille Bénézet émigre en 1731 aux États-Unis, à Philadelphie. Parlant l’anglais, le français et l’allemand, convaincu de l’utilité de l’éducation, Antoine, devenu Anthony, devient enseignant en 1739. Il fonde en 1755 la première école publique pour filles aux Etats-Unis et se fait connaître en étant également un précurseur de l’instruction des sourds-muets. Un des premiers défenseurs de la cause des “noirs”, il crée pour eux une école du soir en 1750, puis la Negro School en 1770 où il enseignera jusqu’à sa mort.

Opposant à l’esclavage, il publie articles et livres, et travaille à convaincre les quakers de Philadelphie d’affranchir leurs esclaves. Il s’adresse directement aux puissants dont l’archevêque de Cantorbéry, et déclare que « l’idée que les “noirs” seraient inférieurs est un préjudice vulgaire, basé sur l’ignorance et l’arrogance des maîtres ». Son premier écrit, “The Epistle of 1754”, est une courte, mais claire déclaration contre l’esclavage.

Anthony Bénézet est enterré, selon ses vœux, dans une tombe anonyme du coin Quaker à Philadelphie. Dans son testament, il demande que son legs serve à l’éducation des « Noirs, des Indiens et des Métis ».


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