Culture et identité

Békali, pour ke tout y partaz la kultur

TCO

Cinthia Fontaine / 28 septembre 2012

Békali, c’est 3 des plus gros équipements culturels de l’île, le Kabardock au Port, le Séchoir à Saint-Leu et Léspas à Saint-Paul qui donn la main ansanm pour mèt la kultur en lèr. Békali est l’illustration de la volonté du TCO de démocratiser et décentraliser la culture.

Békali est né en 2011 d’une volonté politique du TCO de favoriser l’accès à la culture au plus grand nombre et plus particulièrement à la jeunesse. Le projet repose sur 3 salles du Territoire de la côte ouest qui ont su se tailler leur place sur la scène culturelle réunionnaise. Chacune a su apporter « à ce projet innovant puisqu’il est le premier à rassembler ainsi trois équipements culturels », souligne Patricia Fimar, vice-présidente du TCO, sa spécificité, sa connaissance afin de mutualiser les moyens et de générer autour d’un projet commun « une effervescence culturelle ».

Chacun de ces équipements possède une identité différente et est connu pour porter un projet annuel. La musique est la spécialité du Kabardock qui porte aussi le festival hip-hop Danses et Docks. Le Séchoir s’est voué à la promotion de spectacles des créations contemporaines et œuvre au développement du Leu Tempo. Enfin, le dernier né sur la scène culturelle réunionnaise, Léspas, un outil d’accompagnement, d’expression artistique et de diffusion qui est au centre du Festival de marionnettes Tam-Tam. Ces 3 entités ont choisi de mutualiser ces compétences, leur expérience au service de la création.
« Une compagnie ou un artiste est souvent obligé de gérer, n’ayant pas les moyens d’engager une équipe administrative, à la fois le côté artistique, mais aussi financier, de recherche de lieu de diffusion… La mise en commun des moyens permet d’offrir aux compagnies choisies de bonnes conditions de création », souligne Dominique Carrère, des lieux de répétition et de spectacle et un calendrier de diffusion. Et cela permet de plus de promouvoir des créations réunionnaises à l’export. La compagnie Artefakt, la compagnie Cirquons Flex ou Grèn Semé ont par exemple pu se produire en France et dans la zone océan Indien commente Claude Lermené directeur du Séchoir.

Békali a été mis en œuvre en septembre 2011. Depuis, 7 spectacles ont été retenus, 3 pour la 1ère période et 4 pour la 2ème. Le choix est fait par les 3 établissements sous un certain nombre d’exigences. La qualité, le potentiel de la compagnie et du projet, l’accessibilité du spectacle, la capacité de mener des actions de sensibilisation sont autant de critères pris en comptes. « C’est une friction d’idées, à la convergence des compétences », explique Stéphane Rochecouste directeur du Kabardock.

Le projet Békali s’appuie sur 3 actions concrètes du TCO pour être au plus près des artistes et de la population : le soutien à la création avec en plus de l’accueil plateau sur les 3 salles comprend une résidence et la mise à disposition des moyens techniques, administratifs et humains ; des actions culturelles de sensibilisation auprès des scolaires et des associations de quartiers ; et une diffusion territorialisée avec des diffusions décentralisées hors des 3 salles et dans les écarts.

Pour la période 2011-2012, ont été sélectionné la compagnie Artefakt avec son spectacle XY à chair de peau, le chanteur et musicien Tyéri Abmon, pour un concert de maloya, il a reçu en 2011 le prix Alain Peters et la compagnie La Magik et son spectacle pluridisciplinaire Escales argentiques.
La période 2012-2013 accueillera Music Reboot system, un projet mêlant musique électronique, machines et vidéos, la compagnie Cirquons Flex, avec son spectacle de cirque de rue Dobout en bout, le groupe musical Grène semé et la compagnie de danse contemporaine Morphose pour Écoutes.

CF

Békali en 2011

• 3 projets soutenus,

• Pour 3.322 spectateurs,

• 21 diffusions,

• 6 actions culturelles à destination des scolaires,

• 7 établissements concernés,

• 415 élèves.


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