Culture et identité

Cannes : Prix du Jury pour "Un homme qui crie n’est pas un ours qui danse"

Un film tchadien primé au Festival de Cannes

Témoignages.re / 27 mai 2010

Le film "Un homme qui crie n’est pas un ours qui danse" du réalisateur tchadien Mahamat Saleh Haroun a reçu dimanche le Prix du jury du 63ème Festival de Cannes pour "l’universalité" de l’œuvre.

Ce film est l’histoire d’un père, ancien champion de natation, qui perd son emploi de maître-nageur dans un hôtel au profit de son fils, alors que dans le pays une guerre se profile.
C’est la première fois depuis treize ans qu’un film originaire de l’Afrique sub-saharienne était sélectionné en compétition officielle à Cannes.
Par ailleurs, il s’agit du premier film africain qui figure dans le palmarès de Cannes depuis la consécration en 1975 de "Chronique des années de braise" de l’Algérien Mohammed Lakhdar-Hamina qui avait décroché la Palme d’or.
Né en 1961 à Abéché, ville située à l’est du Tchad, Mahamat Saleh Haroun a suivi des études cinématographiques au Conservatoire libre du cinéma français et s’est orienté vers le journalisme avant de revenir au cinéma.
Sa filmographie est riche de plus d’une dizaine de productions dont plusieurs ont été distinguées, comme Maral Tanié, récompensé au Festival "Vues d’Afrique", en 1994, "Letter from New York", Prix de la meilleure vidéo au Festival du cinéma africain de Milan, en 2001, "Abouna", Prix de la meilleure image au FESPACO, en 2002, "Daratt", Étalon de bronze de Yennenga et Prix de la meilleure image en 2007.
Mahamat Saleh Haroun a été fait en juillet 2008 Chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres de la République française.


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