Culture et identité

Frantz Fanon, dénonciateur du racisme et de la « colonisation linguistique »

Au Théâtre du Grand Marché hier soir

Céline Tabou / 16 avril 2011

Hier à Saint-Denis, présentation de l’auteur et lecture d’extraits de son œuvre.

Françoise Vergès, politologue, et présidente du Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage a dressé un portrait intellectuel de Frantz Fanon. Né en 1925, ce psychiatre et essayiste Martiniquais a laissé derrière lui de nombreuses œuvres, notamment “Peau noire, masques blancs” (1952) et “Les Damnées de la Terre” (1961).
Réunies au Théâtre du Grand Marché, plus d’une cinquantaine de personnes ont écouté le parcours de Frantz Fanon, avec une originalité. En effet, Lolita Manga, directrice du théâtre, a pour la seconde fois fait intervenir un conférencier et un acteur qui lit le texte de l’auteur. Ici, Nicolas Givran a clamé des extraits de la conclusion de “Peau noire, masques blancs”.
Durant une heure et demie, Françoise Vergès a analysé et brossé le contexte dans lequel les œuvres de Frantz Fanon avaient été réalisées. Féru de lecture, Sartre, Marx, Beaumarchais, ou encore Lacan, Frantz Fanon pose son analyse politique à travers la littérature, la musique, l’art et pas seulement des chiffres et des dates, a expliqué François Vergès. Dans un second article, vous retrouverez l’intervention de Françoise Vergès sur l’un des fondateurs du courant de pensée tiers-mondiste qui a analysé les conséquences psychologiques de la colonisation à la fois sur le colonisateur et le colonisé.

Céline Tabou


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