Culture et identité

« Je hais l’indifférence »

Très beau concert d’Oté Pirates

Témoignages.re / 9 novembre 2013

Jeudi soir aux "Récréateurs" du Barachois à Saint-Denis, le groupe Oté Pirates a donné un nouveau concert de jazz, intitulé "Itinéraire d’un Occitan indien". Un spectacle gratuit, qui a connu un grand succès, avec un public très nombreux et enchanté par ces « chansons pour le dire d’un combo atypique ».

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Le groupe Oté Pirates, avec Didier Delezay, auteur-interprète, entouré de quatre musiciens très appréciés : le contrebassiste et guitariste Stéphane Guézille, le pianiste et multi-instrumentaliste Gérald Loricourt, le batteur Dimitri Domagala et le saxophoniste Jean-François Moser.

Comme annoncé, Didier Delezay dit Pirate, auteur-interprète, était entouré ce soir-là de quatre musiciens très appréciés : le contrebassiste et guitariste Stéphane Guézille, le pianiste et multi-instrumentaliste Gérald Loricourt, le batteur Dimitri Domagala et le saxophoniste Jean-François Moser.

Outre la qualité musicale de ce concert, due aux compétences des artistes, le spectacle fut marqué également par la force et la pertinence des divers messages livrés au public. Comme on le sait, pour certains auteurs, artistes et autres créateurs culturels, il ne suffit pas de bien chanter, peindre, sculpter, dessiner, etc., il est important aussi de se demander quel est le sens et le contenu idéologique d’une création artistique.

« Que l’utopie se transforme en réalité »

Eh bien, dans cet esprit, Didier Delezay n’a pas hésité à faire réfléchir les spectateurs à l’importance des combats pour la justice et la paix, l’amitié et la solidarité, les leçons à tirer de l’Histoire, etc. D’où ces paroles fortes : « Je hais l’indifférence », « il faut lutter pour que l’utopie se transforme en réalité », « non à ceux qui font la guerre au nom de Dieu »…

Dans cet esprit également, il a rendu hommage au célèbre chanteur français Jean Ferrat décédé en mars 2010, qui est venu dans le quartier du Cœur-Saignant au Port en 1973 avec Paul Vergès, pour soutenir le combat du maire de la ville afin de transformer le plus grand bidonville de La Réunion en un quartier au cadre de vie agréable ; il a également parlé de l’œuvre du Réunionnais Alain Peters, du maloya, du Mozambique, des « chemins de la misère » à Madagascar, des combats des communistes pour les droits humains et le bien commun, etc.

Un concert qui s’est terminé par une longue ovation. À bientôt Oté Pirates ! Ni artrouv !

L.B


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