Culture et identité

“Keskispass” aujourd’hui sur le front

La culture a un nouveau magazine…

Témoignages.re / 19 février 2010

60 pages, de la couleur, beaucoup d’articles, de la critique, un agenda, 5.000 exemplaires — et plus si affinités — Keskispass, ex-nom newsletter du Séchoir, est dans les kioques au prix de 1,90 euro. C’est bien, mais il faudra confirmer et tenir la distance. Ce que nous lui souhaitons.

“Keskispass” est un nouveau venu sur le marché de la presse spécialisée dans la culture. Toutes celles et tous ceux qui s’intéressent à la culture dans cette île ne s’en plaindront pas. Le pari est pourtant difficile. On connaît les péripéties des journaux culturels depuis quelques décennies. D’autant plus difficile que l’on pourrait penser que ce mensuel format 15x21, tiré à 5.000 exemplaires et vendu dans un certain nombre de points de vente au prix de 1,90 euro, sera fortement concurrencé par les gratuits ou même par l’agenda culturel des quotidiens.
« Pas du tout », répond Sandrick Romy, directeur de publication. “Keskispass” est édité par Z éditions. Or, cette boîte d’édition saint-pauloise, depuis cinq ans, fait vivre l’azenda, un petit gratuit culturel que l’on trouve un peu partout dans l’île.
Ce dernier s’adresse aux jeunes de 18 à 25 ans tandis que son petit frère (plus grand par la taille) cible la tranche d’âge des 25 à 35 ans (si des plus âgés le lisent, ils ne seront pas sanctionnés), donc un public sensé réagir différemment.
Selon le directeur de publication, « il n’y a pas concurrence entre les deux publications, mais élargissement du marché. Les deux magazines n’ont pas la même approche. Keskispass consacre les trois quarts de sa surface rédactionnelle à la critique, à des articles de fond sur les acteurs culturels ». Et la fiche de présentation nous dit que “Keskispass est un produit fort et intransigeant. Il se démarque par ses chroniques, ses informations, ses conseils, ses critiques et son traitement de l’actu”.

La musique en locomotive

Dommage que le N°1 nous arrive un peu tard — sa parution est programmée en début de chaque mois. Cela annule quelques pages liées à des annonces de concert (Nosfell, Dub sessions, Zorro Chang ou Lindigo). Mais, il est vrai que les articles restent pertinents. Il est aussi agréable de se promener de Bigouaï à Alex ou de Charlie Winston à Jaboticaba.
Comme toujours, la musique fait office de locomotive. Mais le théâtre est présent avec “Littoral” de Wajdi Mouawad, une pièce autour de la guerre, de la mémoire et de la filiation. Avec les Bruxelllois de La Fabrique imaginaire invités par Le Téâtre du Grand marché et avec Acte 3 qui plonge dans l’œuvre de l’auteur anglais Gregory Motton.
Après un petit détour par Comix Cool et la crème de nos comiques, nous avons droit à la présentation de “Quel train”, manifestation pluridisciplinaire qui a pour cadre Saint-André et à une rude critique d’Avatar, qualifié de « 3ème dimension de la nullité ».
Au sommaire des présentations de spectacles encore, des critiques — dont certaines réalisées par des lecteurs donnent droit à des spectacles gratuits ou à une parution sur le site de Keskispass : www.keskispass.re ; des sélections de la rédaction ; une présentation de la Bibliothèque départementale. Et puis un article — trop esseulé à notre goût — sur les arts plastiques : “Quintessence” à l’arthotèque.
Manque de chance, “Keskispass” est arrivé à la rédaction entre les mains d’un sudiste… et le sud on le cherche. Bon peut-être que Saint-Leu, c’est le Sud et qu’alors sa présence est assurée par la programmation du Séchoir. Epi inn ti gigine kréol sré gayar osi !
Au total un bon magazine à qui nous souhaitons longue vie…

 YVDE 

“Keskispass”
8, rue de la Buse, 97460 Saint-Paul
Tél. : 0262.01.30.01
Mèl : redaction@keskispass.re



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Messages






  • Théâtre :" Je pense donc ça se voit"
    Je suis allée voir ce spectacle au théâtre du grand marché avec mes trois enfants (11, 8 et 7 ans) et nous avons tous adoré.C’est une sorte de pièce conférence, philosophique basée sur l’art de la gestuelle ; un vrai bonheur. Il est certain qu’en fonction de l’âge, chacun a compris à son niveau mais ce qui est sur c’est que nous avons tous trouvé quelque chose qui nous a touché.

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