Culture et identité

L’art à la portée de tous

Nuits d’Art de Pleine Lune

Cinthia Fontaine / 4 décembre 2009

Performances, installations, vidéos seront à l’honneur ce week-end à l’Eperon. Plus de 80 artistes seront présents le vendredi 4 et samedi 5 décembre sur le site du village artisanal. L’occasion d’une rencontre avec l’art dans un lieu convivial et festif.

Les Nuits d’art de Pleine Lune ont été créées dans le but de faire évoluer la perception du public de l’art contemporain, souvent considéré comme élitiste, incompris et réservé aux initiés. Pour cela, elles invitent les artistes à évoluer dans l’espace public, un lieu à la portée de tous.
Cette année, la manifestation se déroule sur deux jours. Elle occupera le petit bois de l’Eperon et ses alentours. Aujourd’hui, c’est la journée à destination du jeune public, les scolaires. 7 classes participeront à 9 ateliers proposés par les artistes. Les enfants pourront par exemple s’essayer à la sculpture sur savons avec Derf, à l’écriture avec Teddy Iafare Gangama ou à de l’éco-design avec Aurellll. La journée finira avec la une performance théâtrale interactive de Guy Pignolet "inter-dits de volcan ()".
Demain, la nuit de samedi verra plus de 80 artistes plasticiens, comédiens, musiciens présenter 43 projets. 4 espaces scéniques vont accueillir une dizaine de "performances programmées". La pluridisciplinarité sera à l’honneur : "M’imazine" de Teddy Gangama propose une alliance entre une voix, des musiciens et une projection vidéo inédite ; "Dialogues d’Usines" de Aurell et Johan Jonzo mêle diaporama et textes le tout dans une mise en scène conçue pour cette nuit "A la croisé, nartrouvé", création de l’association Et si tu croises, jongle entre la danse, la photographie et la musique ; "Le Pousseur", sculpture monumentale d’Henri Maillot est emmené dans une danse par Nadjani Bulin. Les nuits d’art c’est aussi des installations in situ.
Le retour des Nuits d’art de Pleine Lune à l’Eperon est l’occasion pour les artistes de proposer des projets artistiques s’intégrant au lieu de la manifestation, à son histoire, à ses spécificités…
Jean Raymond avec l’installation "le feu de l’action" choisi de travailler à partir d’un poteau électrique tombé à terre sur le site de la manifestation ; Valérie Abella dans "le temps suspendu" cherche à révéler le lieu à travers un dispositif photographique auquel le spectateur est invité
à participer ; AnnaF installe son dispositif "double jeu" pour l’activer dans l’espace environnant ; Natacha Duchemann parsème l’espace de "Paysages artificiels" mettant l’accent sur la dialectique nature/artifice ; Xavier Daniel, aidé par les jeunes de l’Eperon érige un Totem symbolisant l’histoire des habitants.
L’interactivité est un mot d’ordre dans les Nuits d’art de Pleine Lune. Il s’agit toujours de créer une situation dans laquelle le spectateur devient acteur des processus artistiques, acteur de l’événement, acteur de la soirée. Cette année, les artistes ont particulièrement joué le jeu dans leurs propositions… ici le public est invité à peindre sur des moustiquaires au milieu des arbres (Christiane Fath), là on lui demande de prêter son cri à un instrument de musique tout à fait innovant (Eric Ksouri), ailleurs son ombre est photographiée (Cédric Da Cuhna)… ou peinte (Opus Globus), dans un autre endroit il est invité à reconstruire le fil de sa vie avec des petits morceaux de laine (Mélissa Chaussalet). Et bien d’autres surprises attendent encore le public.
Comme chaque année la manifestation est entièrement libre et gratuite. Un espace bar et petite restauration et un parking seront mis à la disposition du public.

C.F.


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