Culture et identité

La généalogie réunionnaise : un trésor à valoriser

Nout mémwar

Témoignages.re / 20 janvier 2012

Lors de la séance de "Kozman Kréol" organisée dimanche dernier à la Table paysanne Agni de La Saline les Hauts par l’association Maneyvi (voir "Témoignages" de mercredi dernier), Christian Fontaine, enseignant retraité et responsable du Cercle Généalogique de Bourbon, nous a remis le dernier numéro de la revue trimestrielle de cette association fondée en 1984 et présidée par Patrick Onézime-Laude. Cette revue, intitulée "Généalogie Réunionnaise", contient de nombreux articles très intéressants qui montrent les richesses de notre généalogie. Un trésor à valoriser.

Au sommaire du numéro de décembre 2011 de "Généalogie Réunionnaise", on a d’abord un article passionnant de Jean-Claude Odon sous le titre : “Si zot zancêtres té d’zesclaves”. Cet article souligne notamment que « le temps où les descendants d’esclaves fuyaient les salles d’archives par crainte de ramener au regard de leur famille et de leurs contemporains un statut désigné et vécu comme humiliant ; et c’est avec un immense plaisir que les historiens et généalogistes voient aujourd’hui les Réunionnais de couleur se poser de plus en plus nombreux la question de leurs origines, dans une démarche de recherche désormais décomplexée et dépassionnée ».
Voilà une nouvelle illustration que les Réunionnaises et les Réunionnais sont de plus en plus fiers de leur identité et de leur culture spécifique, aux racines multiples et entremêlées. Nous sommes notamment fiers de tous les combats menés par nos ancêtres depuis trois siècles et demi contre toutes les formes d’oppressions, d’injustices et de mépris dont ils furent victimes de la part des colonisateurs et de leurs complices, notamment durant la période de l’esclavage et de l’engagisme.

« La muse créole de La Saline »

C’est le cas par exemple d’Élie et de ses ami(e)s esclaves qui se sont révoltés dans la région de Saint-Leu en 1811, comme le rappelle Christian Fontaine dans un article sur cette révolte, avec plusieurs illustrations. C’est également le cas d’Anchaing, le célèbre marron du cirque de Salazie, dont parle Tristan Hoareau, et de Célimène, « la muse créole de La Saline », que présente également Tristan Hoareau.
Bien d’autres articles, riches en informations, figurent dans ce numéro, que nous vous conseillons de vous procurer en prenant contact avec le Cercle Généalogique de Bourbon, dont le siège se trouve aux Archives Départementales de La Réunion, à Champ-Fleuri (Sainte-Clotilde – téléphone 02 62 94 04 14), avec une permanence le mardi de 8 heures à 12 heures. On peut également consulter le site de l’association : http://wwwcgb-reunion.org



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Messages






  • Parmi mes ancêtres réunionnais se trouve un sieur Théodore, né en 1741. Sans doute affranchi ou fils d’affranchi(e), je recherche plus précisément ses origines.

    J’ai toute la filiation à partir de sa fille Héloïse Théodore (son épouse Marie Sidonie née Montauban) dont le fils prénommé James (né le 15/06/1811 à Maurice)a donné à ma famille maternelle le nom de Macquarie.

    Outre les origines du sieur Théodore, je recherche donc toute information concernant ce patronyme Macquarie.

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