Culture et identité

Le mouvement pour le développement durable marque des points décisifs

Clôture de l’enquête publique sur la MCUR

Manuel Marchal / 9 janvier 2010

Jeudi matin, de nombreux cyclistes sont venus apporter leur contribution à la commission d’enquête sur la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise. Quelques heures plus tard, c’est une toute autre scène qui s’est déroulée devant le bureau du commissaire enquêteur avec des représentants politiques en campagne électorale qui tentaient d’influencer le déroulement de la consultation. Un contraste saisissant entre un mouvement de Réunionnais pour le développement durable, et une clique de politiciens en plein déclin.

La mobilisation de jeudi matin a connu un grand succès. En utilisant un moyen de transport moderne, des centaines de cyclistes ont montré combien la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise (MCUR) s’inscrit dans le développement durable du pays.
Sans émettre le moindre gramme de CO2, des centaines de militants du développement durable ont donc convergé ce matin-là à Saint-Paul pour remettre de très nombreuses contributions au commissaire enquêteur. Du début à la fin, cette action a donc été marquée par la cohérence, puisque le développement durable de La Réunion ne peut se concevoir que par la valorisation des pratiques de la démocratie.
Un autre élément de ce développement durable, c’est la transition vers des modes de déplacement modernes car pouvant fonctionner sans les énergies fossiles. Les cyclistes de jeudi ont donc démontré à tous que pour rejoindre Saint-Paul depuis d’autres villes situées le long du littoral, le vélo peut être une alternative à l’automobile. Car dans La Réunion de 2025, l’automobile ne sera plus l’exclusive pour se déplacer. Mue par l’électricité, elle s’intégrera dans un plan global au sein duquel figureront le tram-train pour les déplacements à l’intérieur et entre les zones les plus densément peuplées, et la bicyclette pour les trajets dans la ville et entre les centres urbains sur de courtes distances le long du littoral. D’ailleurs, les mois qui ont précédé l’ouverture de la route des Tamarins ont souligné l’engouement des Réunionnais pour ce mode de déplacement individuel et écologique.
Cette manifestation de jeudi matin, c’était donc en quelque sorte une préfiguration de ce que peut être La Réunion de demain, avec des usagers des transports libérés des embouteillages et de la pollution, accomplissant sereinement leur devoir de citoyen.

De pitoyables has-been

C’est une toute autre image qui a été donnée l’après-midi par quelques opposants qui pouvaient tenir sur une photo de famille. Plusieurs membres de l’association Réagir rejoints par le sénateur Jean-Paul Virapoullé sont venus devant le bureau du commissaire enquêteur. Prenant deux poubelles comme bureau, ils ont alors rempli à la dernière minute des contributions-types dactylographiées. Ils se sont ensuite répartis des tracts et ont tenté de faire irruption dans le bureau de la commission d’enquête publique.
Pour sa part, Jean-Paul Virapoullé a fait une déclaration publique cousue de nombreux mensonges, aussi bien sur le coût que sur le contenu de la MCUR et d’autres projets de la Région.

La Réunion est dans la dynamique

Manifestement, les instigateurs de cet attroupement ont sans doute oublié que nous sommes aujourd’hui en 2010, et que les méthodes des années 50 ne passent plus. Les vieilles méthodes que sont la violence, les pressions et la démagogie, voilà ce qui a été exposé ce jeudi après-midi par Jean-Paul Virapoullé, Fabienne Couapel et leurs amis.
C’est donc ce contraste saisissant qu’il a été possible de voir lors de la dernière journée de l’enquête publique sur la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise. Entre les militants du mouvement pour le développement durable de La Réunion et les partisans des vieilles méthodes sectaires, l’Histoire a déjà fait son choix. Car les cyclistes de jeudi ont rappelé combien La Réunion est en phase avec les luttes menées dans le monde pour gagner la bataille du développement durable.

M.M.


Les allers-retours de Fabienne Couapel

Jeudi après-midi, toutes les personnes présentes ont pu remarquer que Fabienne Couapel a fait de multiples allers-retours entre le bureau du commissaire enquêteur et le camp des opposants.
La représentante de l’association Réagir a pourtant été prise en flagrant délit d’attitude frauduleuse lorsqu’elle avait décidé de faire sa permanence dans le bureau de l’enquête publique afin de faire pression sur les citoyens qui venaient donner leur avis dans le registre.
Jeudi, elle a donc reproduit un comportement qui vise à faire pression dans le but de fausser le travail de la commission d’enquête. Mais d’où vient ce sentiment d’impunité ?


Jean-Paul Virapoullé rabaisse la fonction sénatoriale

Rarement dans l’Histoire de la République on a vu un sénateur descendre aussi bas que Jean-Paul Virapoullé jeudi. En venant transformer une consultation républicaine en meeting électoral, il a montré combien il respecte la procédure de la commission d’enquête.
S’il voulait discréditer les groupes qui se sont organisés pour tenter de saboter le résultat de l’enquête publique, il ne pouvait pas faire mieux que dévoiler publiquement ses liens avec Réagir. Réagir dont le président demande au préfet de rendre sa décision après les élections régionales.
Jeudi, Jean-Paul Virapoullé a sans doute été l’acteur d’une grande première, car a-t-on déjà vu un sénateur venir apporter sa contribution à une enquête publique, tout en demandant que le résultat de la même enquête publique débouche sur le refus de délivrer la déclaration d’utilité publique ?


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