Culture et identité

Les Comores à Shanghai

Exposition universelle

Ali Mohammed / 12 juin 2010

Au cœur du pavillon collectif africain, le stand des Comores tient bien sa place. Du Karthala au cœlacanthe en passant par le mariage traditionnel, le patrimoine naturel et immatériel se découvre au monde.

Après des Jeux Olympiques réussis en 2008, la Chine a mis les bouchées doubles pour que l’Exposition universelle de Shanghai reflète la place que l’Empire du Milieu entend désormais occuper dans le concert des nations.

Ouverte solennellement le 1er mai dernier jusqu’au 30 octobre 2010, la vingtième édition de l’Exposition universelle restera à jamais dans les mémoires avec près de 70 millions de visiteurs attendus, selon les estimations des organisateurs.

Selon Aboubakar Abdou Msa, membre de la délégation comorienne en charge de l’exposition, le stand des Comores, abrité au sein du pavillon collectif africain, reçoit en moyenne un millier de visiteurs par jour qui sont enchantés par l’écotourisme comorien superbement représenté en sons et en images.
Le caractère imposant du volcan Karthala (Ngazidja), la richesse de la biodiversité dans les Ilots de Nyumachuwa (Mwali) avec notamment les tortues marines, les plages au sable blanc ou encore les chutes d’eau de la rivière de Lingoni (Ndzuwani) sont autant d’attraits pour les nombreux visiteurs, en particulier les Chinois.

Toutefois, l’équipe comorienne regrette que jusqu’alors, le cœlacanthe vivant devant être exposé ne soit toujours pas arrivé alors que cela aurait pu doubler le nombre des visites. Ils croisent les doigts pour que le plus vieux poisson du monde puisse rejoindre Shanghai avant la semaine comorienne du 5 au 9 juillet prochain. En effet, durant cette période qui coïncide avec la célébration de la fête nationale d’indépendance, tous les projecteurs de l’exposition se focaliseront sur le stand des Comores.

En plus de l’architecture, de l’artisanat, de la faune et la flore, les danses folkloriques et l’histoire du grand mariage traditionnel seront dévoilés à la Chine et au monde. Par ailleurs, les visiteurs participeront à des échanges, et des informations sur le commerce et les investissements seront disponibles.

A. Mohamed et A. Msa



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Messages






  • Il faut penser qu’il n’est pas facile de faire vivre un cœlacanthe en dehors de son milieu naturel. Créer un son biotope en dehors de la mer serait très onéreux et pas viable pour le spécimen.
    Ensuite la pêche d’un cœlacanthe est souvent le fait d’un hasard. En plus de tout ceci, le cœlacanthe est une espèce protégé au niveau la législation comorienne et le voyage d’un spécimen complet ou d’une de ses parties est soumis a une forte règlementation internationale et ne peut se faire que pour des fins scientifiques.
    Au delà cet arsenal juridiction, je suppose que pour ceux qui veulent faire voyager ce poisson en cas d’une éventuelle capture, disposent des infrastructures nécessaires du voyage.
    Si non pourquoi les exposants n’ont pas emprunté un spécimen synthétique à grandeur réel disponible au CNDRS ?

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