Culture et identité

Maloya : l’UNESCO met en avant l’action de la Région Réunion

Patrimoine immatériel de l’humanité

Témoignages.re / 2 octobre 2009

« Depuis plusieurs années, la Région Réunion accompagne et soutient à divers titres le maloya », explique l’UNESCO dans un document officiel expliquant l’inscription du maloya au patrimoine mondial de l’humanité.

Depuis plusieurs années, la Région Réunion accompagne et soutient à divers titres le maloya.

Dès 1987, le Conservatoire National de Région ouvre la première classe de musique réunionnaise (enseignement du séga et du maloya). Par ailleurs la collectivité régionale a mis en place plusieurs cadres d’intervention pour permettre aux artistes d’exporter le maloya à travers le monde ; elle s’attache à soutenir des manifestations et actions pluridisciplinaires (travaux de recherche, productions discographiques, photographiques ou audiovisuelles) ; enfin, elle accompagne les artistes dans l’acquisition ou le renouvellement de leurs instruments de musique .Depuis 1997, entre autres missions de développement, le PRMA réalise un travail sur le patrimoine musical de La Réunion et celui des autres Îles du sud-ouest de l’Océan Indien est.

Outre les collectages de terrain effectués par des ethnomusicologues, le PRMA restitue au grand public les œuvres d’artistes disparus ou oubliés des circuits commerciaux, mais ayant pourtant marqué l’histoire de la musique locale. C’est ainsi, par souci de conservation et de valorisation, qu’a été créé le label discographique Takamba, consacré spécifiquement à ce patrimoine musical. Les albums de ce label sont destinés à conserver une mémoire de l’histoire sonore ; chacun d’eux est agrémenté d’un livret très complet, donnant un maximum d’informations (paroles et traductions, biographie, contexte social, historique et stylistique, instrumentation) et d’illustrations (photos d’archives, pochettes de disque, partitions) aux personnes qui s’y intéressent.

Lorsqu’il est question de restituer des enregistrements vinyles (78, 45 et 33 tours) ou issus de bandes anciennes, pour permettre aux auditeurs de découvrir ou réentendre des sources originales (devenues introuvables ou inaudibles), ceux-ci subissent une restauration, uniquement dans le but d’éliminer les craquements liés à l’usure, en veillant à ne pas dénaturer ces musiques d’époque. Par souci d’authenticité, mais aussi par respect des pratiques et croyances liées aux répertoires exécutés, les enregistrements « live » se font quant à eux dans l’environnement habituel du/des musicien(s), de manière à ne pas altérer la spontanéité de la pratique, comme pourraient notamment le faire le cadre et les contraintes techniques d’un studio. Dans le cadre de sa mission, le PRMA a édité plusieurs cd de maloya.

Par ailleurs, le Conseil Régional, à travers la Maison des Civilisations et de l’Unité Réunionnaise, a créé le titre Zarboutan nout kiltir (pilier de notre culture) qui honore chaque année des Réunionnaises et des Réunionnais ayant créé, préservé, transmis la culture réunionnaise. En 2004, le titre, lors de sa création a été remis, à titre posthume au Rwa Kaf, grande figure du maloya et du conte ; en 2005, il a été remis aux représentants des grandes familles du maloya, Firmin Viry, Gramoun Baba, Gramoun Bébé, Granmoun Lélé. A cette occasion, la Maison des Civilisations et de l’Unité Réunionnaise a édité un cd, intitulé Viry 1976 accompagné d’un livret. Ce cd reprenait les chants et les discours du premier disque 33 tours de maloya, enregistré en public en 1976.


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