Culture et identité

MCUR : fraude à Saint-Paul dans le bureau de l’enquête publique

Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise

Manuel Marchal / 22 décembre 2009

Incroyable mais vrai : hier, Fabienne Couapel s’est installée dans le bureau de l’enquête publique pour faire pression sur les citoyens qui viennent consigner leur avis sur le registre de la commission d’enquête. L’autorité chargée du bon déroulement de l’enquête publique va-t-elle tolérer ces agissements frauduleux ?

L’enquête publique sur le projet de la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise se poursuit jusqu’au 7 janvier. Cette procédure a pour but de permettre à l’opinion de s’exprimer afin qu’un commissaire enquêteur établisse un rapport. L’enquête publique précède la déclaration d’utilité publique, une décision relevant de la compétence du préfet.
"Témoignages" a été informé que des faits extrêmement graves se sont déroulés hier dans les locaux de la mairie de Saint-Paul où siège la Commission d’enquête.
En effet, des personnes se rendant dans le bureau de l’enquête publique pour consigner leur point de vue dans le registre se sont vues interpellés par la présidente de Réagir, Fabienne Couapel, qui a décidé de tenir permanence dans ce lieu.
Que Fabienne Couapel vienne consulter le dossier est une chose. Mais qu’elle reste dans ce bureau pour interpeller et faire pression sur les citoyens est inadmissible. Si elle se sent autorisée à commettre pareil fait, c’est à se demander d’où vient ce sentiment d’impunité.
Des témoignages de personnes victimes des agissements de Fabienne Couapel indiquent que dans le bureau où se situent les registres de l’enquête publique, elle a clairement tenté de convaincre les personnes présentes de prendre position contre la MCUR, en développant auprès d’elles ses arguments habituels.
Maintenant que ces faits sont connus de tous, les autorités garantes du bon déroulement de l’enquête publique vont-elles tolérer que ces manœuvres frauduleuses se poursuivent ?

M.M.


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