Culture et identité

« Nou sobat’ pou la zistis èk la solidarité »

Journée réunionnaise de la Fraternité avec le Groupe de Dialogue Inter-religieux de La Réunion

LB / 27 septembre 2010

La seconde édition de la Journée réunionnaise de la Fraternité, organisée par le G.D.I.R. (Groupe de Dialogue Inter-religieux de La Réunion), s’est déroulée hier à Saint-André. Le nombre de participants, d’artistes, de militants et de responsables des différentes communautés religieuses ainsi que la qualité des échanges ont fait de cette rencontre une grande réussite, porteuse d’espoir pour la construction d’un développement durable de notre pays.

Ce sont des moments d’une grande richesse et d’un immense bonheur qu’ont vécus hier au Parc du Colosse (Saint-André) les participant(e)s à la Journée réunionnaise de la Fraternité. En effet, de 10 heures à 17 heures, des centaines de personnes appartenant aux différentes communautés religieuses du pays, mais aussi des laïcs solidaires du combat mené par le GDIR « pour l’édification d’une société réunionnaise harmonieuse et fraternelle » ont pu se rencontrer, échanger des informations, des idées, des projets.
Cette rencontre a été ouverte par le président du GDIR, Idriss Issop-Banian, qui a souligné l’importance de cultiver la fraternité réunionnaise et de créer les conditions économiques, sociales, culturelles et politiques pour le renforcement de cette fraternité. Depuis une dizaine d’années, ce groupe, ouvert à tous et très chaleureux, se bat pour faire partager son message de fraternité par toute la population et par l’ensemble des institutions.
Comme l’a souligné ensuite Joé Bédier, l’adjoint au maire de Saint-André, ce combat est très important si nous voulons aller vers un développement durable de La Réunion, en abolissant la pauvreté et les inégalités sociales. C’est pourquoi la commune a apporté tout son soutien à l’organisation de cette Journée.

Unir nos forces

D’autres personnalités ont pris la parole ensuite pour encourager leurs compatriotes à unir leurs forces pour changer la société, quelles que soient leurs croyances religieuses ou philosophies. En particulier :

- le Swami Adwayananda de l’Ashram du Port ;

- Darmapalah Seethanen, militant laïc, président de la Jeunesse au Plein Air ;

- Mgr Jean Richard Masséaux, évêque de l’Eglise catholique orthodoxe ;

- Peggy Baïchoo, responsable du GDIR, qui a fait une prière pour le monde entier ;

- le Père Isaïe, prêtre catholique du Tampon ;

- Guylène Hoarau, responsable du GDIR ;

- Clément Ah-Line, trésorier du GDIR ;

« Nou donn la min pou not destin »

Après un pique-nique partagé fraternellement, les participants ont eu droit à de nombreuses prestations culturelles passionnantes, sous forme de poèmes, danses, chants et contes, présentées par des membres ou responsables du GDIR et par des artistes solidaires de son combat. Citons :

- le groupe musical de l’Ashram du Port ;

- le Comité catholique du Chemin Neuf

- Idriss Issop-Banian ;

- la chorale de l’Eglise catholique orthodoxe ;

- les danseuses de l’association Swarasati ;

- Emmeline Payet et Gérald Coupama ;

- Kalin ;

- Mgr Gilbert Aubry, évêque de l’Eglise catholique à La Réunion ;

- Michèle Petraz, responsable du GDIR et du Groupe de femmes et alliés de toutes les religions, spiritualités et philosophies ;

- Jocelyn Lakia, chanteur et musicien ;

- Véronique Insa, conteuse.
La journée s’est terminée par un chant collectif des responsables du GDIR. Ce chant, intitulé “La Réunion Fraternité… oté” dans sa version créole, est un appel au rassemblement de notre peuple pour construire un avenir meilleur : « Nou lé kapab bien viv ansanm an frèr ; nou sobat’ pou la zistis èk la solidarité ; nou donn la min pou not destin ; nou marsh ansanm pou nout demain ».
Un sacré encouragement à continuer la lutte de libération du peuple réunionnais de toutes les formes d’oppressions et de discriminations qui sont un obstacle fondamental à faire grandir notre fraternité.

L. B.


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