Culture et identité

"Nout lang kréol"

Une exposition de Lofis la lang kréol La Rényon (19/25)

Témoignages.re / 15 mars 2012

À l’occasion de l’édition 2012 de la Journée internationale de la langue maternelle sous l’égide de l’UNESCO célébrée le 21 février, "Témoignages" publie le dix-neuvième des 25 documents très intéressants présentés le 28 octobre dernier au Port par Lofis la lang kréol La Rényon, présidé par Axel Gauvin, dans le cadre d’une exposition « pou mèt an lèr nout lang kréol ». À suivre chaque jour durant les semaines à venir.



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Messages






  • Il n’est pas étonnant que le grand poète Boris Gamaleya (d’origine ukrainienne par son père et détenteur lui-même d’une licence de russe) ait été un des premiers à noter la présence du "duel" en créole réunionnais.

    En effet, le duel existait en vieux slavon d’église (l’ancêtre de toutes les langues slaves) et existe encore dans un grand nombre de langues slaves. En tant que linguiste (spécialisée en linguistique slave) j’ai moi aussi été frappée par la présence du duel en créole lors de mes tout premiers (et tout récents) cours de créole réunionnais.

    Il me semble que l’on pourrait peut-être considérer la forme annexe "koté" comme participant du duel dans les formes : in koté soulié / dé koté soulié // mon koté zépol / mon dé koté zépol (?)

    En tout cas , merci pour ces très intéressantes vignettes sur le kréol.

    P.S. Et puis, bien sûr, les Russes pratiquaient aussi hardiment le duel (!) Le grand poète Pouchkine (qui comptait parmi ses ancêtres un esclave africain affranchi et ennobli par le tsar) mourut, comme l’on sait, dans d’atroces souffrances des suites d’une blessure encourue lors d’un tragique duel.

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  • Je confirme.
    J’ai vécu plusieurs années en Slovénie, et, en tant que locuteur créole, je n’ai pas eu de mal à assimiler le duel, qui constitue souvent l’un des obstacles que rencontrent ceux qui font l’apprentissage de cette langue slave, réputée difficile. La langue slovène est en effet l’une des rares langues au monde à incorporer un duel encore "vivant" ("Dvojna").
    Il se construit presque de la même façon : exemple : pour mentionner "toi et moi" dans une phrase, on ne dira pas "ti in mi", mais bien "midva", qui à peu près la même chose que "nout dé ou"...Et il y aurait de nombreuses comparaisons à établir.

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