Culture et identité

PCR : « Une fierté pour tous les Réunionnais »

Après le Maloya, « l’œuvre unique de la nature qui est maintenant reconnue »

Témoignages.re / 3 août 2010

Dans un communiqué diffusé hier, le Parti communiste réunionnais se félicite du classement de La Réunion au patrimoine mondial de l’UNESCO.

« Le Parti Communiste Réunionnais se félicite de l’inscription sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO des pitons, cirques, et remparts de La Réunion, comme l’ont été 900 autres sites.

Cette reconnaissance de la valeur de La Réunion dans sa dimension physique intervient après celle qui lui été reconnue sur le plan culturel l’an dernier avec l’inscription du Maloya au Patrimoine immatérielle de le l’humanité : ainsi, après une création humaine, c’est l’œuvre unique de la nature qui est maintenant reconnue.

Cette distinction est aussi le résultat de tous ceux, acteurs publics, société civile, associations, citoyens, qui ont soutenu ou contribué à l’élaboration du dossier de candidature de La Réunion. Nous nous réjouissons que l’unanimité des Réunionnais se félicite aujourd’hui de ce classement et que les critiques exprimées à l’époque, lors de la création du Parc National de La Réunion, aient pu être surmontées autour d’un objectif partagé par tous.

Cette reconnaissance est une fierté pour les Réunionnais, mais elle nous dicte aussi le devoir de préserver tout ce qui n’a pas été détruit ou abîmé par l’Homme. Au cours d’un peu plus de trois siècles d’occupation humaine, notre l’île a vu disparaître nombre d’espèces endémiques, végétales ou animales. L’introduction de pestes végétales telles les goyaviers, les troènes, les raisins marrons, les longoses, etc, ont porté atteinte à l’intégrité de l’environnement ; sur un autre plan, des cours d’eau, des étangs ont été asséchés, et le littoral balnéaire a été privatisé, générant des dégâts à plusieurs niveaux : mise en péril du récif corallien, extinction d’espèces tels que les bichiques, loches, camarons, crevettes, chevaquines, etc.
Comment ne pas s’interroger sur ce qu’il serait advenu de l’actuel équilibre, même fragile, de notre espace insulaire, montagneux et tropical si l’occupation humaine avait été plus longue que ces 3 siècles ?

Si la distinction de l’UNESCO qui valorise nos sites volcaniques et montagneux ouvre également de nouvelles perspectives pour un tourisme s’inscrivant dans le cadre du développement durable, nous avons, plus que jamais, le devoir impérieux de préserver notre environnement. Dans cet esprit, il est essentiel que les acteurs locaux soient encore davantage associés aux travaux du Parc national. La sauvegarde de notre environnement constitue tout autant l’un des défis qui nous est posé par la politique d’adaptation au changement climatique. »


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