Culture et identité

Reconnaissance du maloya : un bon travail communiste

5e anniversaire de l’inscription au Patrimoine de l’humanité de l’UNESCO

Manuel Marchal / 1er octobre 2014

En 2009, l’équipe de la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise obtenait l’inscription du maloya sur la liste du patrimoine immatériel de l’humanité de l’UNESCO. Aujourd’hui, des Réunionnais peuvent s’exprimer en créole sur ce sujet à la télévision. C’est le résultat d’une longue bataille du Parti communiste réunionnais.

Aujourd’hui, c’est le cinquième anniversaire de l’inscription du maloya au Patrimoine de l’humanité par l’UNESCO. Le ton était donné dès hier avec des troupes de maloya dans un lycée, et des élèves qui exprimait leur satisfaction en créole à la télévision. Cette scène qui peut paraître banale maintenant était inenvisageable auparavant car aussi bien le créole que le maloya étaient interdits par le pouvoir.

Cette journée de célébration du maloya permet de rappeler d’où il vient. Au plus fort de la répression, maloya et 20 décembre ont failli disparaître. Ce sont les Réunionnais les plus pauvres qui l’ont sauvé de l’oubli. A leurs côtés se trouvaient les communistes. Ils étaient le seul parti à lutter pour que le maloya continue à exister et puisse trouver la place qu’il mérite. Le maloya ne pouvait s’exprimer que dans la clandestinité et dans les Fêtes de Témoignages.

En 1976, le PCR décide de produire les premiers disques 33 tours de maloya. Le maloya est ainsi à l’honneur à la tribune du 4e congrès du PCR au Port. L’enregistrement fait ce jour-là est immortalisé dans « Peuple de La Réunion, peuple du maloya ».
Ces initiatives ont permis au maloya d’être plus fort que la censure. Il n’était plus combattu et ses plus farouches adversaires ont dû s’avouer vaincu.

Pour l’étape suivante, celle de la reconnaissance internationale, l’équipe de la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise a pris le relais. Elle a réussi à convaincre l’UNESCO d’inscrire le maloya sur la liste du Patrimoine de l’humanité. C’était le 1er octobre 2009. Quelques jours plus tard, cette grande victoire était célébrée au Centre de rayonnement régional Gramoun Lélé à Saint-Benoît. Car elle signifiait que le maloya ne peut plus disparaître.



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Messages






  • Vous avez-raison, certains ont mis plusieurs dizaines de decennies pour comprendre que le maloya fait entièrement partie de notre culture et ce faisant ils cautionnaient les mépris du pouvoir en place à l’époque et ce sont les memes aujourd’hui , inévitablement qui se placent en défenseur du maloya, quelle absence de vision politique, culturelle !
    Les mouvements progressistes, communistes se sont toujours positionnés, avec détermination, conviction pour la défense de notre culture, ils ont été et sont toujours à l’avant-garde !

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