Culture et identité

Sainte-Suzanne rend hommage aux combattants de la liberté

Le 10 mai à La Réunion

Témoignages.re / 11 mai 2012

La Ville de Sainte-Suzanne a commémoré la Journée nationale des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions. Une plaque commémorative a été dévoilée.

Maurice Gironcel, Maire de Sainte-Suzanne, a rappelé que le 10 mai est la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions.
Cette date correspond à l’adoption par le Parlement, le 10 mai 2001, de la loi Taubira reconnaissant la traite et l’esclavage comme crimes contre l’Humanité.
Si l’esclavage fut, faut-il le rappeler, définitivement aboli le 27 avril 1848, ce n’est que le 20 décembre 1848 que Sarda Garriga l’annonce officiellement à La Réunion. D’où une date commune pour célébrer le devoir de mémoire au plan national (le 10 mai) et une date propre à La Réunion (le 20 décembre).

Traite et esclavage crimes contre l’Humanité

Du 3 au 10 mai, la Ville de Sainte-Suzanne s’est associée pour développer les temps pédagogiques sur cette tragédie, la traite. Entre le continent africain et les Amériques ou les Mascareignes s’était développé un commerce d’esclaves destiné aux plantations de cannes à sucre et aux mines du nouveau monde.
L’article 1 de la loi de 2001 précise à propos de la traite et de l’esclavage qu’ils ont été « perpétrés à partir du XVème siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes ».

Maurice Gironcel a souligné que nous sommes là pour rendre hommage et honorer la mémoire de celles et ceux qui, par leurs révoltes, ont mis fin à l’asservissement. N’oublions jamais que la liberté n’a pas été octroyée aux esclaves, ils l’ont conquise.
Une plaque commémorative a été dévoilée. Cet espace où se trouve également la stèle d’Edmond Albius deviendra encore davantage lieu d’histoire et de mémoire pour la population de Sainte-Suzanne.

Sanjiv Dinama


Kanalreunion.com