Culture et identité

Soyons solidaires des victimes de l’agent orange

Concert de solidarité ce soir à Saint-Paul

Témoignages.re / 23 novembre 2012

Ce vendredi à 20 heures à Léspas Leconte de Lisle de Saint-Paul, un concert de solidarité avec les victimes du crime contre l’humanité commis au Vietnam par l’armée des États-Unis d’Amérique est organisé par l’association Orange Dihoxyn, présidée par l’universitaire et artiste Ho Haï Quang. Celui-ci participera à ce concert avec plusieurs autres artistes, dont une des vedettes de la musique réunionnaise, Ti-Fock. La participation à ce spectacle est libre… et donc solidaire.

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Près de quarante ans après, les effets de la guerre du Vietnam se font toujours sentir. En particulier ceux de l’agent orange, ce défoliant massivement utilisé par l’armée nord-américaine pendant le conflit et dont la toxicité a causé et ne cesse de causer de terribles ravages. Quant aux criminels de guerre qui ont engendré une telle catastrophe, ils ont eu le temps de mourir tranquillement couverts d’honneurs.

Pendant la Guerre du Vietnam, d’août 1961 jusqu’en 1971, l’aviation américaine a arrosé le Sud afin de chasser de la jungle les combattants qui s’y abritaient et de stériliser les rizières, forçant les villageois à se regrouper dans les « hameaux stratégiques » et privant ainsi les maquisards de nourriture et d’aide.

Plus de 77 millions de litres de défoliants ont été déversés par avion (95%), par hélicoptère, par bateau, par camion-citerne et par des pulvérisateurs portés à dos d’hommes. Plus de 2,5 millions d’hectares ont été contaminés par ces défoliants, dont le plus connu est l’ « agent orange ».

Ce "désherbant" a été produit à la demande du Département de la Défense des États-Unis par Monsanto et Dow Chemical. Il contient de la dioxine, le poison le plus violent et le plus indestructible que l’on connaisse.

C’est un désastre environnemental immense et une catastrophe humaine multiforme qui atteignent aujourd’hui la quatrième génération de Vietnamiens, sur les plans sanitaire, économique et socioculturel.

En effet, les températures nécessaires à la dégradation de la dioxine TCDD sont entre 300 et 400 degrés, si la molécule 2, 3, 7, 8-TCDD est générée (en présence de chlore), et entre 800 et 1.000 degrés pour sa dégradation sous un effet thermique.


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