Culture et identité

"Tey" du Sénégalais Alain Gomis, Etalon d’or de Yennenga

FESPACO 2013

Témoignages.re / 4 mars 2013

Le Sénégal pour la première fois sur la plus haute marche du FESPACO.

L’Etalon d’or de Yennenga a choisi cette année le «  pays de la Téranga  » comme terre d’accueil. Une récompense largement méritée par le Sénégal, l’un des pionniers qui ont contribué à la naissance du FESPACO et à son rayonnement. L’année du sacre du Sénégal marque également un tournant majeur de la biennale du cinéma africain.

Voici le résumé du film :

"Tey" (Aujourd’hui - NDLR), tourné à Dakar, raconte la dernière journée de Satché, dont la mort annoncée est connue de tous, ce qui ne l’empêche pas de déambuler paisiblement dans les rues de Dakar, à la rencontre de vieux amis qui ne comprennent pas pourquoi, lui qui était parti en Amérique, est revenu prématurément. Engagé dans cette journée Satché entre dans un espace étrange où se joue une sorte de vie. C’est un voyage intérieur durant lequel, il passe d’état en état à travers différents tableaux : de la maison maternelle au quartier d’enfance, aux amis d’adolescence, au premier amour…. Pendant une partie de la journée, Satché va revisiter l’évidence, il va passer aux embranchements, là où d’autres possibles se sont un moment dessinés. Il passe à travers ses âges, mais avec l’intensité de la première fois…

Un film présenté au FIFAI 2012

Alain Gili signale que « le FESPACO de Ouagadougou récompense le dernier long métrage d’un film d’Alain Gomis présenté en 2012 au FIFAI (Festival international du film d’Afrique et des îles) , qui a programmé tous ses films, longs et courts métrages, depuis plus de 10 ans ! »

Il précise que « ce beau film surprenant est projeté dans l’hexagone français (salles cinéphiliques), notamment à Paris dans une salle à la programmation rare et excellente, le cinéma LA CLEF, métro Censier » . « Pour moi, "Aujourd’hui" est un des rares films sur...le temps, mais c’est aussi un film sénégalais, certes, mais à valeur universelle » , conclut-il. 
FESPACO : le Festival Panafricain du film de Ouagadougou

L’initiative d’un groupe de cinéphiles désireux de faire connaître le vrai visage de l’Afrique et sa manière d’être, a fait naître le FESPACO en 1969. L’engouement et l’espoir que ce festival a engendré auprès du public et des cinéphiles d’Afrique en 1969 et 1970, ont permis d’institutionnaliser la manifestation en janvier 1972 avec à la clé, un grand prix dénommé  Etalon de Yennenga.

A partir de la sixième édition en 1979, le festival devient biennal et débute le dernier samedi de février de chaque année impaire.

 

Le FESPACO s’est donc fixé des objectifs qui visent la promotion du cinéma africain : favoriser la diffusion de toutes les œuvres du cinéma africain à l’intérieur comme à l’extérieur du Burkina et permettre les contacts et les échanges entre professionnels du cinéma et de l’audiovisuel.

L’institution est en outre chargée d’archiver, de restaurer et de sauvegarder le patrimoine cinématographique et vidéographique du continent africain.

En outre, elle doit aussi contribuer à l’essor, au développement et à la sauvegarde du cinéma africain. Lequel est à la fois un moyen d’expression, d’éducation et de conscientisation.

Principales activités

L’activité charnière du FESPACO est l’organisation du festival biennal de films, avec une compétition réservée aux œuvres réalisées par des Africains.

On compte également au nombre des activités de l’institution, le Marché International du Cinéma et de la télévision Africain (MICA), la Cinémathèque africaine de Ouagadougou, ainsi que les publications sur le cinéma africain

 

Un cadre de rencontres

Le FESPACO est aussi et surtout un cadre de rencontres mis à profit pour promouvoir le développement de la cinématographie du monde noir.

A partir de 1973, des thèmes de discussions sont introduits lors de chaque édition. Ils tiennent compte des préoccupations de l’Afrique et du rôle que le cinéma africain doit jouer dans l’éveil des consciences des peuples africains. Ceux-ci doivent donc être compris comme des réflexions sur les préoccupations de notre temps et non comme un critère pour la compétition. Les débats menés sous la forme d’ateliers ou de colloques, permettent de poser de grandes questions sur l’évolution du 7ème Art en Afrique.
Un Festival qui a grandi

Au fil des années, le FESPACO s’est fait le creuset de l’œuvre cinématographique africaine et de la diaspora. Cela s’est confirmé d’édition en édition, tant l’affluence des professionnels et des cinéphiles est chaque fois plus grande. Il n’y a aucun doute que l’Afrique et le monde entier soient convaincus des rôles de rassembleur et de tremplin du cinéma africain, que joue le FESPACO.

Le premier festival du cinéma africain en 1969 a enregistré la participation de 5 pays africains et 2 pays européens, de 24 films dont 18 africains et 10 mille spectateurs.

Les statistiques sont éloquentes. Elles vont crescendo au fur et à mesure que les éditions se déroulent.

Aujourd’hui après vingt deux éditions, des professionnels et cinéphiles de plus de 90 pays dont 45 africains participent au festival. En terme de professionnels et de corps de métiers, les récentes statistiques sont les suivantes : environ 1000 professionnels tout domaines confondus, 126 maisons de production, 95 représentants de festivals, 1412 hommes de médias, 374 œuvres sélectionnées, dont 129 pour la compétition officielle, 27 jurés de cinq jurys pour le palmarès officiel et 110 jurés de vingt deux jurys pour le palmarès des prix spéciaux, …

Ce sont là, des chiffres très représentatifs de l’engouement pour cette manifestation panafricaine.


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