Culture et identité

Trois questions à Philippe Bessière

"2011 : l’Année d’Élie, un combattant réunionnais de la Liberté"

Témoignages.re / 8 juillet 2011

Hier soir à la mairie de Saint-Leu, dans le cadre de la célébration du 200ème anniversaire de la révolte de nos ancêtres esclaves en 1811 dans la région de Saint-Leu avec leur dalon Élie, l’historien Philippe Bessière a tenu une conférence-débat sur le thème "Révolte de 1811 et Histoire de La Réunion". Pour sa chronique hebdomadaire consacrée chaque vendredi à cette commémoration, "Témoignages" a posé trois questions au conférencier.

• Philippe Bessière, quel lien faites-vous entre la révolte des esclaves à Saint-Leu en novembre 1811 et l’Histoire de La Réunion ?
— La révolte est un acte historique par excellence car elle signe souvent l’irruption d’un nouvel acteur. Il s’agit alors de chercher à partir de quand et de quelle façon "La Réunion" intervient dans l’Histoire. Cette révolte a été occultée par l’histoire abolitionniste. Il faut lui redonner toute sa place, ce qui conduit à revoir le rôle de tous les acteurs. Il y a en effet un paradoxe à vanter l’île, notamment pour son "vivre ensemble", sans que l’historicité de la majorité de ses habitants ne soit reconnue.

• Quels furent les principaux effets de cette révolte sur les suites de notre Histoire ?
— Il serait intéressant de savoir comment la diplomatie anglaise a réagi. À court terme les effets conjugués de la répression coloniale et de la reprise en main par les Britanniques ont permis à une nouvelle génération de propriétaires d’étendre son emprise sur l’île. Les actes de résistance ne sont pas récompensés dans l’immédiat : l’échec peut se payer au prix fort. Mais les effets de mémoire peuvent jouer un rôle important sur le long terme. C’est depuis ces dernières années, dans l’après-coup, que la révolte de 1811 produit ses effets positifs.

• Quels enseignements pouvons-nous tirer de cet événement pour aujourd’hui et pour notre avenir ?
— L’Histoire apporte plus de questions que de leçons. 1811 nous pousse à nous demander de quelle liberté nous disposons aujourd’hui, ce que nous en faisons et de qui nous en sommes redevables. Sans nier l’apport des abolitionnistes européens, il est patent que ceux qui ont payé de leur vie sont les esclaves eux-mêmes. Nous avons donc un devoir de mémoire vis-à-vis de ces combattants de la liberté. Les noms d’Élie et de ses compagnons doivent être connus et leur histoire doit être apprise dans les écoles.



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  • élie ne peut etre un nom propre ( voir kripke ) mais un signifiant car celui là a une dimension référentielle qui l’inscrit dans un cadre épistémologique cartésien ou prévaut un systeme de coordonnées de type x= 1 qui norme , désigne un point ; or élie ne saurait étre rabattu sur ce type de point qui comme chez newton réduit un cheval , une pierre à un point dans l’énoncé : le cheval tire la pierre autant qu’il est tiré par elle ou est en jeu la question de la force d’attraction que subit ces deux points ; or seul un signifiant peut nous faire le sujet d’un acte d’énonciation entre autre ; par ailleurs si résistance il y a il faut le construire sur le plan mathématique et ce en marquant sa fidélité à l’école mathématique de tuléar . Jusqu ’à aujourd’hui nous sommes les seuls à avoir jeté les bases d’un tel travail , base mathématique s’entend au plus loin de la base projeté par fuma à l’entre deux qui demeure celui d’un espace euclidien sur lequel figurent des noms propres qui balisent cet espace et ne parvient pas à s’excepter de la conception du sujet propre à l’occident et demeure empetre dans les problèmes de mémoire rivé à la conscience et à sa fonction remémorante : c’est le point de résistance qu’il faut penser

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