Culture et identité

« Vers une grande victoire du peuple réunionnais : bientôt la langue créole inscrite dans la Constitution »

Le PCR salue une nouvelle étape de la reconnaissance de l’identité réunionnaise

Témoignages.re / 23 janvier 2014

Dans un communiqué diffusé hier à la presse, le Parti communiste réunionnais souligne l’importance du débat parlementaire sur la ratification par la France de la Charte européenne des langues régionales. Jusqu’à aujourd’hui, le français est la seule langue reconnue dans la Constitution. Avec l’adoption de la loi débattue hier à l’Assemblée nationale, c’est la marche vers l’inscription de la langue créole dans la loi fondamentale de la République. Voilà pourquoi le PCR estime que l’on va « vers une grande victoire du peuple réunionnais ».

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En 1968, "Témoignages" publiait des textes en créole, comme cette fable de la Fontaine, superposée ici sur un travail réalisé par des élèves qui suivent des cours de créole à La Réunion. Cela donne une idée des décennies de luttes pour arriver aux résultats actuels.

« [Hier], l’Assemblée nationale débat d’une proposition de loi constitutionnelle visant à la ratification par la France de la Charte européenne des langues régionales. Ce texte est présenté par un député de la majorité. Cette charte a pour but de protéger et de promouvoir les langues régionales. La ratification oblige à changer la Constitution, car seule la langue française a droit de citer dans le texte fondamental de la République.

Nous venons de fêter les 350 ans de la naissance du peuple réunionnais. Tout au long de son histoire, ce peuple s’est affirmé sur le plan de la culture et de la langue, ce qui a été combattu par l’esclavage et le colonialisme. C’est ainsi que le créole a été nié et réprimé à l’école, dans l’administration et les médias officiels.
Il fallait « fusiller le créole », avait dit un vice-recteur de La Réunion, tandis que la langue maternelle des Réunionnais était comparée à un "patois sympathique" par un autre représentant du pouvoir.

Le PCR s’est toujours battu pour la reconnaissance de l’identité réunionnaise et donc du créole, la langue construite par le peuple réunionnais.
Ce combat a obtenu des victoires. Grâce au travail de l’équipe de la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise, le maloya a été inscrit par l’UNESCO sur la liste du Patrimoine immatériel de l’humanité.

Avec l’adoption du texte de loi présenté aujourd’hui (hier - NDLR) à l’Assemblée, c’est la reconnaissance d’un statut pour les langues régionales et donc pour le créole.
C’est une victoire du peuple réunionnais, elle aura d’importantes conséquences dans des domaines aussi importants que l’accès à l’enseignement, la justice et l’Education nationale.

Pour le secrétariat du PCR,
Yvan Dejean »



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  • tout mes remerciements aux personnes,parti politique,associations qui luttent pour que not’ lang’ kréole lé rékoni.merci aussi au Député qui l’a présenté à l’assemblée,chacun ses mérites.

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  • Comme beaucoup je me réjouis que La France ratifie la charte des langues régionalesMais dans les faits cela va entériner ce qui existe déjà.
    A La Réunion, il y a CAPES de créole, il y a actuellement des classes créoles français, la grande majorité de la population parle créole, dans de nombreux forums certaines personnes s’exprime en créole, Lors de formations BAFA et BAFD, plusieurs associations avaient instauré le language créole ou français , au choix de chacun. ;j’en oublie.
    Dans les régions de métropole, il y a des écoles où l’on enseigne le breton, le basque, l’Alsacien, le Provencal et cela à quasiment tous les niveaux. Dans de nombreuses villes de Provence, les noms des rues et des places on une double signalisation : en français et en provencal. M^me chose pour les panneaux indiquant les communes ou les départements. j’ai connu un groupement de petites communes dans le pays basque qui demandait que les animateurs soient Bascophone en plus du Français.
    Il a une évolution heureuse. Nous ne sommes plus au début du 20 me siècle où , en Provence les élèves qui parla ien Provencal, y compris dans la cour de récréation, étaient sanctionnés. A la m^me époque F. Mistral, qui écrivait en Provencal, recevait le prix Nobel de littérature

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