Hommage

Disparition d’Adrien Minienpoullé

Témoignages.re / 8 février 2013

Voici quelques messages de condoléances suite au décès de notre camarade d’Adrien Minienpoullé.

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« Un militant de premier ordre et un ami »

« C’est avec tristesse que nous apprenons le décès d’Adrien Minienpoullé. Avec lui nous avons partagé de nombreuses luttes tant à Saint-André qu’à Sainte-Suzanne, et toujours Adrien fut un formidable soutien. La Réunion perd aujourd’hui un militant de premier ordre et Sainte-Suzanne un ami. La Section de Sainte-Suzanne tient à saluer sa mémoire et transmet ses plus sincères condoléances à sa famille. »

Pour la Section,

Maurice Gironcel - Martial Turpin


Adrien Minienpoullé, un grand Réunionnais

« Lorsque la nouvelle est tombée hier soir, nous en sommes restés abasourdis de surprise et de douleur, même si nous savions que « Minien », comme nous l’appelions tous affectueusement, avait connu il y a quelques années de sérieux ennuis de santé. A Saint-André, comme dans toute l’île d’ailleurs, Adrien Minienpoullé était une sorte de monument, pour des raisons politiques aussi bien que religieuses, tant était profond et sincère son engagement dans ces deux domaines, sous d’autres cieux parfaitement antagoniste, mais si simplement ordinaire dans l’originalité du creuset réunionnais.

Rendre hommage à Adrien Minienpoullé, c’est d’abord saluer l’intégrité faite homme = jamais, il n’a accepté la corruption, les achats de conscience, les pressions, les retournements de toutes sortes. C’est dire s’il était à son aise dans la confrontation saint-andréenne des années 70 jusqu’à un passé très proche. Il était, sur ce plan, une référence. Éduqué politiquement dans les journées électorales souvent tumultueuses de Champ-Borne, il n’a jamais reculé devant les menaces et les violences, faisant toujours preuve d’un remarquable courage physique.

Jamais il ne s’est laissé intimider par qui que ce soit, montrant en ce sens un exemple souvent décisif.

Adrien, c’était aussi la fidélité, la fidélité aux combats de sa famille et du Parti communiste réunionnais, qui l’a conduit à relever des défis difficiles.

Affronter Charles-Armand Barau en 1973 “sur ses terres”, puis en 1976, cela demandait du caractère. Avec l’aide du Parti, il mit fin à la carrière politique de son adversaire ; en 1989, ce n’était pas simple de reprendre la tête de la lutte, après la disparition de Laurent Vergès ; Adrien l’a fait sans hésiter, maintenant courageusement et efficacement les positions du Parti à Saint-André. Adrien a été de tous les combats jusqu’à une date récente, où il avait accepté la présidence du Conseil des sages instauré par la nouvelle municipalité de Saint-André.

Nul doute que « Minien » ait vécu douloureusement les déchirements qui ont affecté ces derniers temps la vie du PCR à Saint-André. Pour nous, il est resté communiste jusqu’au bout, inspirant et imposant admiration et respect à tous ceux qui le connaissaient.

A son épouse, à ses enfants Colette et Daniel, à qui plusieurs d’entre nous se sentent plus personnellement attachés, à l’ensemble de sa grande famille, dont son frère Gaby, la Section de Saint-André du PCR tient à exprimer ses très fraternelles condoléances à l’égard d’un homme qui a contribué à bâtir une Réunion de respect et de tolérance dont nous avons tout lieu d’être fiers. »

Pour la Section de Saint-André

et en son nom personnel,

J. Paul Ciret


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