Hommage

Disparition de Joseph Mondissa

Témoignages.re / 15 octobre 2009

Suite à la disparition hier de M. Joseph Mondissa, nous publions des témoignages.

Éric Fruteau, maire de Saint-André

« Mondissa Joseph avait choisi de défendre les valeurs de laïcité, de démocratie et de citoyenneté dans le camp du progrès »

« Suite au décès de M. Mondissa Joseph, survenu le mercredi 14 octobre, le maire de Saint-André et l’ensemble de son Conseil municipal adressent leurs très sincères condoléances à son épouse, Mme Mondissa Marie Yolande, à ses enfants, Harry, Jean-Yves, Stella, Daniel et Patrick, ainsi qu’à tous ses proches.
Mondissa Joseph, retraité de l’Éducation nationale, avait dirigé plusieurs écoles dont l’école primaire Jean Félicienne à Saint-André.
Membre fondateur de la Fédération des oeuvres laïques (FOL), militant de l’USEP, militant de l’Éducation populaire et du Syndicat national des instituteurs, Mondissa Joseph avait choisi de défendre les valeurs de laïcité, de démocratie et de citoyenneté dans le camp du progrès.
Son travail d’enseignant engagé au sein de l’École publique, son implication bénévole dans les associations socio-culturelles en fait un acteur reconnu par ses pairs.
Le maire et son Conseil municipal saluent sa mémoire et adressent à la famille en deuil le témoignage de leur profonde sympathie ».


Disparition de Joseph Mondissa

Joseph Mondissa est décédé à son domicile de Saint-André hier, 14 octobre, après une longue maladie.

Né à Saint-Denis le 1er septembre 1933, Joseph Mondissa exerça la profession d’instituteur après l’obtention du baccalauréat. Au cours d’une carrière exemplaire qui le conduisit notamment à l’école Félicienne Jean à Saint-André et à l’école des Camélias à Saint-Denis, il se lia d’amitié avec des enseignants tels Raymond Mondon, Ary Payet, Arzule Guichard, Léon Martin, qui ont fortement marqué leur époque.
Aux côtés de ces derniers et de tant d’autres, il participa à toutes les luttes visant à obtenir des pouvoirs publics qu’ils donnent à l’école laïque les moyens de remplir sa mission. Il milita activement au sein de la Fédération des œuvres laïques (FOL) et au sein du Syndicat national des instituteurs (SNI) à un moment où ces deux organisations étaient confrontées à d’énormes difficultés.
Tout naturellement il apporta son concours, un concours oh combien précieux, lorsqu’il s’est agi de combattre l’ordonnance du 15 octobre 1960 faisant du fonctionnaire réunionnais un citoyen mineur ; lorsqu’il s’est agi de combattre la fraude électorale institutionnalisée au cours des décennies 1950 et 1960 ; lorsqu’il s’est agi aussi d’exiger l’extension à La Réunion de la totalité de la législation métropolitaine.
Quand sonna pour lui, en 1989, l’heure de la retraite professionnelle, il consacra beaucoup de son temps à sa nombreuse famille, sans pour autant mettre un terme à sa vie militante.
Aux municipales de Saint-André de mars 2008, en dépit de son mauvais état de santé, il tint à apporter sa contribution à l’élaboration du programme d’Éric Fruteau, dont l’élection à la Mairie de Saint-André fut sans doute pour lui un moment de bonheur intense.
Joseph Mondissa n’est plus, mais son souvenir vivra longtemps dans le cœur de tous ceux qui l’ont connu.
À son épouse, à ses cinq enfants, à ses dix petits enfants, et à tous ses proches, "Témoignages", dont il était un fidèle lecteur, adresse ses sincères condoléances.

Les obsèques de Joseph Mondissa auront lieu ce jour à l’église de Saint-André à 15 heures, suivis de l’incinération à Saint-Denis à 17 heures au centre funéraire de la Commune Prima.

NB : L’hommage que nous adressons à Joseph Mondissa est rendu avec le concours d’Eugène Rousse, qui a été un vieil ami du défunt.



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Messages






  • Adieu Monsieur Mondissa .

    Voilà quelqu’UN de plus qui part, foudroyé par une maladie faisant souffrir au paroxysme.

    Ses souffrances nous font accepter le fait qu’il nous quitte et qu’il laisse tout autour de lui sa famille unie et réunie dans une entente cordiale qui fût justement le fruit de toute sa vie.
    Je ne dirai pas de lui ce que les autres peuvent faire déjà, je relaterai que ce qui me concerne.

    Pour moi il a été et restera un "tonton", un "oncle" non pas de sang mais oh !!! combien de sens, de bon sens, celui qui par son sourire et son appui vous donnait l’envie de devenir ce que vous voulez être.

    Il est parvenu à me faire découvrir, sans qu’il soit musicien lui même bien que grand mélomane, cette forme de musique qu’est le Jazz.

    Dans un autre pays je serai venu chanter : "OH, WHEN THE SAINTS GO MARCHIN’IN"

    SALUT À TOI, MONSIEUR MONDISSA.

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  • En cherchant des renseignements sur Arzule Guichard en tant que généalogiste, retraité de l’enseignement, j’apprends le décès de Joseph MONDISSA que j’ai bien connu quand je débutai à St-André à l’école Félicienne JEAN (1974). Je lui dois beaucoup car il m’a aidé à réussir mon CAP. Je le voyais de temps à autre et son accueil a toujours été sympathique. Joseph Mondissa a été pour beaucoup d’enseignants un référent en matière de pédagogie. Je viens dire avec retard mes condoléances à sa famille et particulièrement à l’un de ses fils que je rencontrais en 2003 au Port à l’école de la Rivière des Galets.

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  • Puisque vous cherchez des renseignements sur Arzule Guichard en tant que généalogiste, je suis le fils aîné de feu mon père, je ne sais si je pourrai vous répondre sur ce sujet précisément, mais je vous y aiderais volontiers, au cas échéant. Renseignez-vous auprès du journal témoignages qui a mes coordonnées.

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