Hommage

Louis Dominique Paoli, comme d’autres, engagé volontaire pour l’honneur de la France

Témoignages.re / 25 octobre 2010

Louis Dominique Paoli est décédé ce samedi 23 octobre. Cet homme, dont la fin de la vie faite aura été marquée par un sens remarquable de la discrétion et par un grand souci d’humilité, mérite à plus d’un titre d’être cité pour être connu.
Louis Dominique Paoli est né le 26 novembre 1921 à Ankazobé, à Madagascar, alors colonie française. C’était il y a donc 89 ans.

En janvier 1943, à 22 ans, il entend l’appel du Général de Gaulle et se porte « engagé volontaire » dans les forces françaises combattantes, armées de terre. Il embarque à Tamatave à destination de la Grande-Bretagne pour y rejoindre l’Homme de l’appel du 18 Juin 1940. Il est sur le même escorteur que Jacques et Paul Vergès, avant de débarquer à Liverpool le 15 juin 1943 pour rejoindre, dans un même destin, d’autres Réunionnais plus âgés arrivés avant eux. Citons Bruny Payet et Camille Bourhis, André Mesnier, Marcel Ozoux, Auguste Constant, Charles Fontaine ou Paul Gervais, Roger Beuf, Henry Chane Kune, Arzule Guichard, Laurent Georges, Francis Boulangier, les frères Adam de Villiers et encore les Calteau, Laup, Maître, Merlo, Dhort, Dupont, Wilson ou Richer, tous un jour volontaires pour des principes et des valeurs.

Dés le mois de septembre, il intègre l’école des Cadets, Promotion du 18 juin. Le 1 juin 1944, il est nommé aspirant et débarque à Courseulles sur Mer en Normandie le 27 septembre pour participer aux campagnes de France, de Belgique et de Hollande. Démobilisé le 25 décembre 1945, il intègre alors l’école coloniale d’où il sortira « Administrateur des Colonies ».

Cet homme qui a consacré la fin de sa vie active à porter témoignage auprès de notre jeunesse de l’engagement des Réunionnais dans les forces françaises libres lorsque, dans les années 1939/45, des jeunes ne reculaient pas devant le risque de mourir au front loin de leurs parents, cet homme eut une vie associative particulièrement remplie.

Il s’occupa à Madagascar de l’Association des Corses de la Grande île. Il se distingua dans le football malgache dont il porta le maillot de la sélection et dont il fut un dirigeant de la Fédération.

L’histoire retiendra encore qu’il fut un redoutable tennisman et que, sur les terrains de rugby, il savait enfoncer les mêlées adverses. Elle retiendra encore qu’il sut aussi s’élever au rang des meilleurs dans une piscine et qu’il montait merveilleusement bien à cheval.

Il fut décoré des insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur, de la Médaille de l’Europe, de la Médaille militaire et de la Médaille de la Libération.

Raymond Lauret



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  • "Quelle tristesse !".
    S’il était donné à tous ceux qui ont péri ou sont revenus de cette guerre 39/45, salvatrice pour La France, mais aujourd’hui disparus, de pouvoir manifester quelque chose, je suis sûr que s’ils pouvaient nous donner à réfléchir ils crieraient tous : "Quelle tristesse !".

    "Quelle tristesse !" de voir La France être gouvernée par ceux qui ne pensent qu’aux riches.

    "Quelle tristesse !" de savoir que son peuple n’est ni entendu, ni écouté, ni concerté, ni rien.

    "Quelle tristesse !" qu’après tant de labeur qu’il n’y ait plus de travail à cause de l’argent.

    "Quelle tristesse !" que la retraite soit moins considérée que le bouclier ou le paradis
    fiscal.

    "Quelle tristesse !" qu’il y ait aujourd’hui des français et d’un et d’autres d’origines étrangères.

    "Quelle tristesse !" la liste est trop longue, ce serait une litanie.

    "Quelle tristesse !", "Quelle tristesse !", "Quelle tristesse !".

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