Hommage

Sudel Fuma : « Elie ou les forges de la liberté » mercredi soir sur Réunion Première

Diffusion d’un film à la télévision

Témoignages.re / 15 juillet 2014

Mercredi à 21h50, Réunion Première diffusera le documentaire fiction « Elie ou les forges de la liberté ». Ecrit par Sudel Fuma et réalisé par William Caly, le film revient sur la révolte de 1811 à Saint-Leu. Un 5 novembre, des esclaves se sont levés contre l’esclavage. Voici un résumé de cet épisode de notre histoire, par le Komité Eli.

« C’est le 5 novembre 1811, alors que l’île était sous domination anglaise, qu’Élie, Gilles, Prudent, Fulgence et une cinquantaine d’autres esclaves, la plupart appartenant à la famille Hibon, partirent du Bassin Misouk dans la ravine du Trou à Saint-Leu pour réaliser la seule véritable révolte de l’histoire de La Réunion. Cette insurrection était organisée, pensée et réfléchie depuis de longs mois. Elle visait les propriétaires blancs de Saint-Leu et leurs richesses (vivres, argent, hardes, vin...), des trésors qu’ils avaient eux-mêmes entassés au prix de leur sueur dans le magasin des propriétaires.

Munis de haches, bâtons, de kalou, de tambours, de lansiv et d’un drapeau, armés de leur courage et de leur détermination, ils descendirent "comme une ravine dans les mauvais temps" dans le quartier de Saint-Leu avec intention de mettre un terme à l’exploitation et à la domination des maîtres et de se libérer du système esclavagiste.

Partant de Saint-Leu, ils voulaient atteindre tous les quartiers de l’île et amener les autres esclaves à se joindre à eux et à participer aux combats. Ils s’attaquèrent d’abord à la propriété de Jean Macé, tuant celui-ci et saccageant sa demeure, puis ils s’en prirent à celles des Hibon situées aux alentours.

La révolte dura du 5 au 8 novembre 1811. Dénoncée par un esclave qui voulait protéger les maîtres — l’esclave Figaro qui, dès le 4 novembre, a révélé le complot —, cette révolte fut brusquement réprimée par la riposte des maîtres accompagnés d’esclaves enrôlés. Plus de 300 esclaves participèrent à cette insurrection : plus d’une trentaine furent tués lors des combats, 145 furent arrêtés, emprisonnés à Saint-Denis et jugés, d’autres comme Élie réussir à s’échapper. Il se rendra peu de temps après et rejoindra ses compagnons.

Le 11 février 1812, le tribunal — réuni pour l’occasion en la cathédrale de Saint-Denis — jugea les rebelles de Saint-Leu. Il prononça la peine de mort contre 25 accusés, dont 15 furent exécutés dans les divers quartiers de l’île. D’autres furent condamnés aux fers à perpétuité ou à temps.
Pou bann konbatan la libèrté, an souvnans nout zansèt, nou tienbo, nou larg pa ! »



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Messages






  • je parle au présent car j’ai du mal à prononcer le mot (mort)
    mon Su tu me dis souvent tu me combles de bonheur mimi c’est c’est comme ça tu m’appelle. A peine tu quitte la maison déjà le téléphone sonne pour me dire que : " mimi j’ai oublié de te dire que je t’aime ma petite chérie prends soin de toi ............................tu aimais la vie,
    j’aimerai tant être à coté de toi et me reposer car tu as toujours les mots pour me rassurer je t’aime mon Su.

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