Hommage

Un vibrant hommage aux « Portois qui ont contribué à libérer leur ville et leur pays »

Célébration du 28 novembre 1942

Témoignages.re / 29 novembre 2013



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M. Eugène Rousse, en dépit d’une santé fragile, a tenu à être présent et à s’adresser à la jeune génération portoise pour retracer les circonstances dramatiques de la libération du Port et de La Réunion le 28 novembre 1942.

Hier matin au Port a été célébré le 71ème anniversaire d’un événement qui a marqué l’histoire de cette ville au cours du siècle dernier, mais aussi celle de toute La Réunion. Il s’agit de la libération de la commune portoise et du pays pendant la Seconde Guerre mondiale, lors de l’arrivée en rade de Saint-Denis du "Léopard", le contre-torpilleur des Forces Françaises Libres, le 28 novembre 1942.

La commémoration de cet événement est très importante pour connaître notre histoire et construire notre avenir. En effet, le peuple réunionnais ne devra jamais oublier que la victoire des combattants de la liberté ce jour-là à La Réunion face aux collaborateurs des nazis est due notamment au courage de Portois qui ont répondu à l’appel à la mobilisation du dirigeant communiste Léon de Lépervanche.

Un « chant de la libération »

C’est le sens que les responsables actuels de la commune du Port, dont le maire Jean-Yves Langenier, ont donné à cette cérémonie, à laquelle ont participé plusieurs élu(e)s et personnalités, en particulier "lo zarboutan nout mémwar" Eugène Rousse. Mais aussi les élèves de la classe de CM2 de l’École Raymond Mondon, accompagné de leur professeur, Didier Maillot.

D’ailleurs, un des moments forts et particulièrement émouvants de cette célébration a été la proclamation — par cœur — du "Chant des partisans" par ces élèves. Un « chant de la libération » considéré comme « l’hymne de la résistance française » durant l’occupation de la France et de ses colonies par l’Allemagne nazie.

Le combat continue

Auparavant, Eugène Rousse a fait un rappel historique de cet épisode important de la Seconde Guerre mondiale à La Réunion, en rappelant notamment dans quelles circonstances tragiques trois résistants portois ont été tués par les collaborateurs pétainistes de nazis : Diamounie Bickni (34 ans), épouse de Julien Rebella, dont deux petites filles étaient présentes hier ; Maria Razoumbo (21 ans), épouse de Michel Boïna ; et le cheminot Maurice Odon (33 ans). Sans oublier Raymond Decugis, directeur du CPR (Chemin de fer et Port de La Réunion), tué au km 15,5 de la route de la Montagne en venant au Port pour soutenir ses camarades.

Voilà pourquoi Jean-Yves Langenier a rendu hommage, au nom de la population du Port, à ces compatriotes qui « ont contribué à la libération de leur ville et de leur pays, grâce à leur courage et leur détermination » ; d’où les dépôts de gerbes sur leurs tombes après le "Chant des partisans" et cette conclusion du maire communiste : « Pour savoir où nous voulons aller, nous devons savoir d’où nous venons ».

Effectivement, le combat du peuple réunionnais pour la liberté, la justice, la démocratie et la solidarité continue aujourd’hui face aux dominants et à leurs collaborateurs.

L. B.


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