Rogar

Marmay Tamarin i dékouv moring

Jean Fabrice Nativel / 27 juillet 2013

Que faire pendant les vacances ? Des jeunes filles et garçons ont participé à une initiation moring avec l’animateur de l’association Kiltir Moring – Johan Poleya.



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Le geste juste, la maîtrise de soi.

Que se passe-t-il dans l’une des salles de la Maison de quartier des Tamarins à Saint-Denis ? Nous entendons le son des percussions, des voix de marmailles. Approchons-nous un peu et voyons ce qui se passe.

Cécile nous accueille avec la bienvenue souhaitée. Sur des tatamis, des jeunes s’échauffent dans la bonne humeur. En dehors, un adulte athlétique, la coiffe tressée, anime des percussions pendant le cours. C’est Johan Poleya.

Johan Poleya, passeur

En fait, nous assistons à un temps de découverte du moring (les Bons plans vacances de la capitale). Cet animateur bien connu des ron a rencontré cet art des anciens à l’âge de 11 ans. L’y a initié en particulier Jean-Yves Mitra.

C’est à 19 ans que Johan Poleya se lance dans la compétition. Et aujourd’hui, faire connaître cette pratique des anciens est un devoir… et ce, auprès de divers public. Il n’y pas d’âge pour se lancer dans lo ron . Chacun peut y trouver sa place comme juge, arbitre, percussionniste, compétiteur.

Une école de la vie pour les jeunes

Le moring est une école de la vie. Nous connaissons la facette combat, mais connaissons-nous celle liée à la valorisation et l’harmonie soi, l’expression corporelle, la maîtrise des doum doum, djembé ?

La pratique du moring , c’est un peu un voyage intérieur pour ces jeunes. « Moring lé a nou », leur clame-t-il avec fierté. Ce sport et cette chorégraphie, nous les portons, à nous d’aller au plus profond de nous pour la redécouvrir.

Le moring a une histoire, Johan Poleya est l’un de ces passeurs. Les marmailles ont trouvé en lui un grand-frère, qui est là pour les encourager à avancer dans la vie.

Reportage : Jean-Fabrice Nativel


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