La corruption à Saint-Louis

Cyrille Hamilcaro n’en est pas à son coup d’essai

7 octobre 2008, par Sophie Périabe

Rappelez-vous, à l’occasion de la campagne électorale pour les municipales de 2001, Guy Ethève, maire sortant, avait élevé une protestation électorale à l’encontre de Cyrille Hamilcaro. Et pour cause, un certain nombre de témoignages démontraient déjà les pratiques douteuses de campagne électorale de l’ancien maire de Saint-Louis, à savoir des menaces, promesses en tout genre afin d’influencer les électeurs.

Déjà en 2001 pour obtenir les suffrages des électeurs résidant dans les quartiers défavorisés de Saint-Louis, Cyrille Hamilcaro promettait à la population d’embaucher un grand nombre de jeunes dans le cadre de contrats CES, d’une part et dans le cadre d’embauches sur des emplois communaux et intercommunaux "libérés" par les licenciements auxquels Cyrille Hamilcaro a, tout au long de sa campagne, promis de procéder dès son élection acquise. Début février 2001, il s’attelait à intimider le personnel communal au travers d’une lettre notamment où il stipule « (...) En effet, je n’ai aucune envie de m’appuyer sur des collaborateurs qui ne partagent pas un tant soit peu mes convictions et mon idéal. (...) Je souhaite donc connaître, par un courrier confidentiel, vos vœux et vos espoirs. (...) ». L’ancien maire de Saint-Louis enfreignait déjà les articles L. 106 et L.107 du code électoral.

Distribution de bons d’essence, de vivres, etc.

Dans un contexte social difficile, où le chômage est le lot de beaucoup de jeunes, Cyrille Hamilcaro a profité de la détresse de cette population. C’est ainsi que plusieurs jeunes membres de familles de militants de longue date de Guy Ethève ont été approchés puis enrôlés par les amis de Cyrille Hamilcaro pour une somme de 200 F par jeune et par soir « pour permettre aux jeunes de faire la fête ». Pour les jeunes disposant d’un véhicule, la rétribution était de 500 F par véhicule et par jour et 50 F par passager véhiculé sur les lieux des réunions électorales de la liste. Ces deux dispositifs de corruption des électeurs ont été mis en place principalement dans les quartiers populaires et notamment du Petit-Serré. Dans ces quartiers, la politique d’achat des consciences était de mise. En fonction du nombre d’électeurs, entre 500 et 3.000 F ont été distribués aux familles, des repas ont été organisés à Roche Maigre et au Gol au cours desquels les jeunes étaient invités à se rassembler et à festoyer. Enfin, Cyrille Hamilcaro a loué de nombreux véhicules qu’il mettait, une fois décorés de ses affiches, à la disposition des jeunes qui n’en avaient pas, à la seule condition qu’ils fassent la publicité de sa candidature en parcourant les quartiers de la commune. Profité de la faiblesse d’une population pour recueillir davantage de votes, c’est ainsi que fonctionne cet ancien maire qui, aujourd’hui, accuse Claude Hoarau de corruption, à qui veut-il faire croire cela ?

S.P 

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Messages

  • Connaissant votre légendaire objectivité et votre grand respect des règles de déontologie , je ne doute pas un seul instant que vous donnerez à Monsieur Hamilcaro un droit de réponse.


Témoignages - 82e année


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