De la beauté des forts symboles ...

24 septembre 2007

M. Xavier de la Gorce est Secrétaire général à la Mer. C’est dire qu’il est à coup sûr passé par l’ENA, une Ecole Supérieure de la Magistrature ou du Commerce ou encore un de ces Instituts qui préparent les jeunes doués à devenir les cadres de l’Administration française. Xavier de la Gorce est donc un incontournable metteur en œuvre des politiques gouvernementales dont, soyons-en certains, il participe à la définition. Son discours, jeudi après-midi à la Région, dans le cadre du séminaire consacré aux “RUP et à la politique maritime européenne”, nous l’a en tout cas montré. L’homme connaît le sujet et appréhende les voies du développement qui nous attendent. J’ai pu le vérifier, comme il y a un an, à l’occasion d’une rencontre en Préfecture avec les autorités administratives, civiles et militaires des pays riverains de l’Océan Indien pour un point sur les AEM (Actions de l’Etat en Mer), j’avais déjà noté son incontournable autorité sur tout ce qui touche à notre responsabilité sur les grandes autoroutes maritimes.
Ne consacre-t-il pour autant son attention qu’aux analyses et autres considérations qui “surfent” sur les hautes stratégies géo-politiques, risquant ainsi de confirmer que des moules des appareils de l’Etat ne sortiraient que d’austères scientifiques ou juristes que rien ne décrispe ?
Jeudi, quand vient un instant de détente, Xavier de la Gorce me confia qu’il trouvait particulièrement réussie la sobre spirale qui symbolise les Régions Ultrapériphériques. Ce trait... tout en courbe qui, partant de l’Europe continentale alors encore à 12, passe aux Açores, à Madère et aux Canaries avant d’enlacer les pays un peu plus à l’Est et qui, déjà, avaient vocation à rejoindre l’Union pour la porter à 25, 27 et demain à 30... ce trait... qui s’élargit alors pour s’accrocher dans la Caraïbe à la Guadeloupe et la Martinique, passer par la Guyane et puis finir chez nous en Océan Indien, « ... ce trait , me dira Xavier de la Gorce, dans sa large dynamique définit parfaitement la dimension planétaire que les Régions Ultrapériphériques confèrent à notre vieille Europe... ».
Avec des amis, nous avions déjà eu l’occasion de nous féliciter de la grande beauté de ce symbole fort dont la sobriété laisse à nos imaginations une voie totalement libre pour rêver d’unité et de solidarité entre les peuples.

Qu’un grand commis de l’Etat nous rejoigne dans la traduction poétique d’un souci de développement durable par la coopération, voilà qui ne laisse pas indifférent l’incorrigible humaniste que j’entends rester.

Raymond Lauret


Signaler un contenu

Un message, un commentaire ?


Témoignages - 82e année


+ Lus