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Après l’État, au tour de la SNCF, d’EDF, des banques, de l’UNEDIC et des aéroports…
19 janvier 2012
La sanction de la politique de Sarkozy entraîne une réaction en chaine. Les entreprises publiques, les banques et les aéroports sont également dégradés, ce qui va augmenter leurs difficultés de financement de leurs activités. D’où une hausse probable du prix de leurs services.
Après avoir dégradé la note de la France, de AAA à AA+, Standard and Poor’s vient d’annoncer la dégradation des notes des entreprises directement liées à l’État, parmi les plus importantes, la SNCF, EDF et le Réseau de transport d’électricité détenu par EDF. Cette annonce s’est suivie par la publication des notes destinées aux principales banques françaises : AXA, BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole ont été rétrogradés d’un cran.
Plusieurs entreprises et organisations françaises sont passées de Triple A à AA+, en plus des entreprises citées plus haut, sont concernés le Réseau Ferré de France (RFF), l’Unedic (la caisse d’assurance-chômage), la Cades (caisse d’amortissement de la dette sociale), l’AP-HP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris), mais aussi les Aéroports de Paris.
La dégradation de la note de la France aura induit la dégradation de la notation des entreprises publiques et des collectivités. Celles-ci ne pourront pas emprunter à des taux préférentiels, et devraient augmenter le régime fiscal pour faire face aux dépenses d’investissements et de fonctionnement. De plus, les collectivités devraient être dégradées, de même que les banques françaises qui prêtent au secteur public. Ces annonces vont entraîner de lourdes conséquences, tant pour les ménages et pour l’activité économique du pays.
Céline Tabou
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Les conséquences de la perte du Triple A dans les collectivités 2012 : l’année de la « crise démocratique majeure » Jean Marc Pasquet, conseiller régional d’Ile-de-France (EELV), vice-président de la Commission des finances, explique au "Monde" quelles seront les conséquences de la perte du Triple A. La fin de Dexia et la hausse des taux d’intérêt menacent le seul levier dont disposent les collectivités pour investir. Extrait d’une opinion qu’il a signée dans "le Monde". |
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