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La CGPME…
15 juin 2009
Le 25 mai, alors que le COSPAR signait un accord salarial avec le MEDEF, la CGPME annonçait déjà qu’elle s’opposerait à son extension. Le recours sera déposé une fois l’accord paru au journal officiel.
La Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises de la Réunion (CGPME) l’a confirmé la semaine dernière, elle s’apprête à formuler un recours contre l’accord interprofessionnel salarial signé entre le COSPAR et le MEDEF en mai. Un accord qui prévoit pour trois ans l’attribution d’un bonus exceptionnel mensuel de 50 euros et plus pour les salariés rémunérés jusqu’à 2 smic.
Pour le moment l’accord salarial ne s’applique qu’aux entreprises et associations privées adhérentes du MEDEF. Ce qui concernerait 5.000 salariés pour environ 500 entreprises, selon Jean-Louis Lecoq, secrétaire de la CGPME. L’extension de l’accord, qui devrait intervenir en juillet, concernerait 100.000 salariés. Le recours de la CGPME consiste à « dire non à l’extension de l’accord ou au moins à demander une évolution du texte ».
Le pouvoir d’achat, c’est l’État
« Nous sommes prêts à accepter l’accord si on retire le mot interprofessionnel du titre, si on retire les branches structurées, si on retire les entreprises disposées à signer des contrats d’intéressement avant la fin de l’année, et si on retire les entreprises de moins de 20 salariés appartenant au secteurs définis par la LODEOM », a déclaré Jean-Louis Lecoq.
Les arguments de la CGPME n’ont pas changé. Son président, Pascal Thiaw-Kine, a rappelé le contexte de crise, l’économie dynamique mais fragile de l’île, la progression du chômage, la situation difficile des petites entreprises. 30% des artisans aurait une rémunération inférieure au smic. Comment, dans de telles conditions, pourraient-ils augmenter de 50 euros leurs salariés, se demande la CGPME. En précisant que « les salaires ne sont pas si bas » à La Réunion, puisqu’ils équivaudraient à 96% du salaire moyen en province.
Bref, pour la CGPME, le problème du pouvoir d’achat des salariés ne seraient pas du ressort des entreprises mais de … l’État. La faute « à l’augmentation des cotisations salariales pour la protection sociale ».
EP
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