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Mobilisation des ex-ARAST
24 janvier 2012

Un bref ralé-poussé a opposé des forces de l’ordre à Paul Junot, dirigeant de la CFTC, et à des ex-salariés devant les locaux de l’AGS hier matin. Le petit groupe de manifestants voulait entrer dans les locaux de la Caisse de garantie des salaires afin d’obtenir que l’AGS s’engage à verser les indemnités des anciens salaires de l’ARAST.
Et pour cause. Après 53 jours de mobilisation devant le Conseil général pour obtenir un protocole de sortie de crise sur les indemnités de licenciement, les anciens salariés de l’ARAST ont été confrontés au refus de signature de la part de l’AGS, sous prétexte que les représentants locaux n’avaient pas de mandat de la part de la Direction nationale afin de prendre une décision. Considérant que la manifestation devant les grilles du Département n’avait plus lieu d’être, les anciens salariés ont décidé de diriger leurs actions contre le régime de garantie des salaires. Ainsi, depuis 9h hier, ils étaient devant les locaux de l’AGS à Saint-Denis, banderoles à l’appui et demandaient une réunion avec le responsable local. « Si nous n’obtenons pas la certitude d’un accord bientôt signé, nous allons étudier la surface pour voir comment il est possible d’occuper les lieux », expliquait Paul Junot, secrétaire général de la CFTC, hier matin.
Déploiement de forces de police
Ils étaient donc une quinzaine d’anciens salariés de l’ARAST, accompagnés de quelques-uns de leurs soutiens, à s’être mobilisés depuis 9 heures hier devant les grilles de l’AGS. Estimant que le Conseil général a rempli sa part du contrat, ils réclament une entrevue avec le responsable local de l’AGS, Hery Randriamampianina, pour qu’il signe l’accord de sortie de crise concernant les indemnités de licenciement des anciens salariés qui n’ont toujours rien perçu deux ans après la liquidation judiciaire de l’ARAST.
Ils sont cependant confrontés à un manque de considération et de réaction de l’AGS sur leur situation. Le responsable local leur a signalé vendredi autour de la table ronde qu’il n’avait pas le pouvoir de prendre une décision, faute de mandat de la part de la Direction nationale. Hier, c’était à la même réponse qu’ils ont eu droit. « Ils veulent nous faire croire qu’ils ont un rôle de boîte aux lettres, à quoi servent-ils alors ? », ironise Paul Junot, secrétaire général de la CFTC.
Vers 10h, la quinzaine de personnes mobilisées a essayé de forcer le passage pour pouvoir entrer dans les locaux de l’AGS. Mais ils se sont retrouvés face à des policiers — très présents dans la rue Jean Chatel à Saint-Denis où se trouvent les locaux de l’AGS — qui les ont empêchés d’entrer.
L’AGS, une caisse nationale
À 10h20, Paul Junot et le responsable local de l’AGS ont entamé un dialogue à l’extérieur des locaux de la caisse d’indemnisation. Cette discussion n’a débouché sur rien. Aux interrogations de Paul Junot, le responsable local de l’AGS a répondu qu’il attendait 9 heures, heure de la métropole, pour pouvoir joindre la Direction nationale à Paris. Une réponse forcément « insatisfaisante » pour Paul Junot : « Ils nous font tourner en rond. Depuis le 21 novembre, on leur demande une entrevue, qui est restée sans réponse. Nous restons mobilisés devant les grilles des locaux de l’AGS pour le moment. En fonction de la réponse qu’ils nous donneront au cours de la journée, nous déciderons de la suite des actions à mener ».
Samia Omarjee pour www.ipreunion.com
| Le responsable de l’AGS quitte son bureau sous les huées des ex-ARAST A 18 heures hier, la quinzaine d’ex-salariés de l’ARAST présents devant les grilles de la caisse d’indemnisation depuis hier matin attendaient la sortie du responsable local de l’AGS. Ce dernier est sorti sous les huées des anciens salariés qui attendaient une réponse imminente de la Direction nationale. Traité de « voleur », de « lâche » ou encore de responsable « incompétent » par les anciens salariés, Hery Randriamampianina, responsable local de l’AGS, a rejoint sa voiture escorté par une dizaine de policiers. Les anciens salariés ne se sont pas privés de lui montrer leur colère. Ils vont encore l’attendre aujourd’hui, après avoir passé la nuit devant les locaux de l’AGS. |
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