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5 août 2008
Le 9 février 2007, le milliardaire britannique Richard Branson annonçait aux côtés d’Al Gore qu’il versera 25 millions de dollars US au chercheur qui trouvera le moyen de lutter efficacement contre les gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique. Revoilà le même Branson, près d’un an et demi plus tard, cette fois sans Gore, dévoilant la version finale de son vaisseau porteur, nouvelle étape dans l’envoi de touristes dans l’espace.
Cet engin produira une quantité phénoménale de C02, tout ça pour mener une poignée de multimillionnaires 120 km au-dessus de la Terre pendant un gros quart d’heure en apesanteur. Cela fait penser à ces milliardaires arabes qui s’étaient montrés intéressés par le plus gros avion de ligne de l’Histoire, le A380 d’Airbus, mais pour leur strict usage personnel.
D’un côté, Branson joue à l’écologiste pour se donner bonne conscience, puis, de l’autre, saccage à qui mieux mieux l’environnement pour empocher quelques millions de plus. Branson, la contradiction faite homme.
Il faut bien sûr trouver les moyens de lutter efficacement contre les GES, mais il faut aussi en même temps arrêter de vivre comme si nous avions trois ou quatre Terres de rechange. Si ça continue comme ça, les “spatiotouristes” de demain ne verront plus dans leur hublot une boule bleue mais une boule grise.
Sylvio Le Blanc
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