Changement climatique

2014 était bien l’année la plus chaude

Un nouveau rapport confirme la catastrophe

Témoignages.re / 20 juillet 2015

L’année 2014 confirme le réchauffement rapide global de la planète, entraînant avec lui un cortège de phénomènes extrêmes et inattendus. En ce moment, c’est la canicule persistante en Europe, le givre à La Réunion qui succède à des années de sécheresse. Le plus dur est à venir, et les difficultés ne font que de se rapprocher.

JPEG - 52.4 ko
La pollution créée par les transports contribue aux perturbations climatiques. Ce modèle nous conduit dans le mur.

La CGPER a alerté hier sur les problèmes des maraîchers qui ont vu se succéder la sécheresse les années précédentes et le givre cette année. Pour plusieurs d’entre eux, les espoirs de relever la tête sont compromis avec les pertes enregistrées suite au froid. La tendance n’est pas prête de s’améliorer. La température moyenne continue de monter rapidement à la surface de la Terre, ce qui n’est pas pour favoriser le retour à un climat plus apaisé. En effet, un nouveau rapport vient de confirmer que l’année 2014 était bien la plus chaude jamais enregistrée dans le monde.

Concentration record de CO2 dans l’atmosphère

Jeudi, la Société américaine de météorologie a publié son rapport 2014 sur l’état du climat. Il est basé sur les travaux de 413 scientifiques de 58 pays. Il donne une étude détaillée des indicateurs mondiaux du climat, des événements notables et d’autres mesures fournies par des stations réparties sur les continents, les océans, les glaciers et dans l’espace. Ceci permet à Thomas Karl, direction du Centre national de l’information sur l’environnement de la NOAA, de dire que cette variété d’indications montre comment le climat change, pas seulement en température, mais aussi du fond des océans à la frontière de l’atmosphère.
Il donne plusieurs points.

La concentration de gaz à effet de serre continue de monter. Elle a atteint un nouveau record historique. Celle de CO2 était en moyenne de 397,2 ppm dans l’année, alors que la moyenne de 1990 était de 354 ppm.

Au sujet des températures, quatre séries de mesure indépendantes arrivent à la même conclusion : 2014 était l’année la plus chaude, et plus de 20 pays ont battu leurs records de chaleur. En Afrique, la plupart des relevés étaient supérieurs aux moyennes. L’Australie a connu sa troisième année la plus chaude, le Mexique a battu son record de chaleur tandis que l’Argentine et l’Uruguay connaissaient leur seconde année la plus chaude.

La température moyenne des océans a été la plus haute jamais mesurée. La chaleur était notamment élevée dans le nord de l’océan Pacifique.

Records de température

Le niveau moyen des océans a atteint un nouveau record en 2014. Cela fait passer à 3,2 mm/an (avec une incertitude de 0,4) l’élévation moyenne annuelle observée depuis 20 ans.

L’étude rappelle que les océans jouent un rôle capital. Pour le moment, ils arrivent à absorber 90 % de la chaleur supplémentaire produite par les émissions de gaz à effet de serre.

L’Arctique continue de se réchauffer, car 2014 était la 4e année la plus chaude jamais observée depuis que les mesures existent. La fonte des neiges commence 20 à 30 jours plus tôt que dans la période allant de 1998 à 2010. 4 des 5 observatoires de l’Alaska situé dans le permafrost ont relevé une moyenne de température record en 2014. La banquise a continué à diminuer. Les 8 années où la banquise a recouvert la plus faible superficie sont les 8 dernières années.

En Antarctique, les mesures ont montré d’importants décalages avec les moyennes saisonnières dans les deux sens. Cela a paradoxalement amené un accroissement de la banquise, avec un record pour la troisième année consécutive.

91 cyclones

Enfin, l’étude sur l’état du climat dénombre 91 cyclones tropicaux en 2014, bien plus que les 82 qui constitue la moyenne de la période 1981-2010. 22 systèmes ont été nommés dans la zone de l’Est et du Centre du Pacifique, soit la plus forte activité dans ce bassin depuis 1992.


Kanalreunion.com