Changement climatique

2015 se prépare à être l’année la plus chaude

Juillet confirme la tendance observée depuis janvier

Témoignages.re / 21 août 2015

Le mois de juillet a de nouveau battu tous les records de chaleur. Avec une température moyenne de 16,6 degrés, il confirme la tendance observée depuis janvier : la Terre vient de connaître ses sept premiers mois de l’année les plus chauds jamais observés. 2015 sera donc marqué par une accentuation du réchauffement climatique. C’est une pression supplémentaire sur les épaules des responsables qui doivent décider lors de la Conférence de Paris sur le climat.

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Photo Phovoir

Cela fait près de 140 ans que les températures sont relevées dans suffisamment de points du globe pour permettre des comparaisons. Ce sont ces observations qui ont permis de constater un réchauffement climatique. Ce dernier est de plus en plus fort. C’est ce qu’indique le dernier relevé publié mercredi par la NASA. Il annonce le mois de juillet le plus chaud jamais mesuré, avec une température moyenne de 16,6 degrés.
Ce nouveau record s’ajoute aux précédents : ce sont les 7 premiers mois de l’année les plus chauds jamais observés.

Ce constat confirme bien l’importance de ce qui se passera à la fin de l’année à Paris, lors de la conférence des Nations-Unis sur la convention-cadre sur le changement climatique.

La dynamique du réchauffement est désormais bien enclenchée, et elle produit des effets toujours plus importants chaque année. Les responsables réunis à Paris à la fin de l’année ont la possibilité d’agir pour que les générations futures puissent garder un espoir de voir cette tendance s’atténuer. Il faudra pour cela valider des mesures drastiques pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, en prenant en compte le principe de la responsabilité commune mais différenciée.

Malheureusement, les engagements présentés par les pollueurs historiques, Etats-Unis et Europe occidentale, continuent de manquer d’ambition. Quant à la décision prise par Washington de favoriser l’exploitation de futurs gisements de pétrole en Arctique, c’est une nouvelle fuite en avant qui ouvre la voie à une augmentation de la pollution, et donc du dérèglement climatique.


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