Changement climatique

2016 année la plus chaude jamais mesurée

Accélération de la crise environnementale liée au mode d’exploitation capitaliste

Manuel Marchal / 12 août 2017

L’état du climat 2016, supplément du Bulletin de la Société américaine de météorologie est paru. Il confirme que 2016 est l’année la plus chaude jamais mesurée et que les six premiers mois de 2017 suivent la même tendance. Conséquence des activités humaines, la concentration en CO2 dans l’atmosphère a dépassé 400 ppm, du jamais vu depuis 800.000 ans c’est-à-dire avant que l’homo sapiens apparaisse sur Terre.

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Cette carte montre la hausse des température par rapport à la moyenne de la période 1980-2010.

Près de 450 scientifiques de 60 pays ont participé à la réalisation d’une étude sur le climat mondial de 2016. Intitulé « l’état du climat 2016 », ce document confirme toutes les craintes. 2016 a été l’année la plus chaude depuis que les relevés de température sont systématiques, soit depuis 1880. Le précédent record ne datait que de 2015. La moyenne est supérieure d’environ 0,5 degré avec la moyenne observée entre 1980 et 2010.

Les six premiers mois de l’année suivent la même tendance.

Le mode d’exploitation capitaliste continue de préparer des lendemains bien difficiles. L’utilisation des énergies fossiles pollue l’atmosphère en la remplissant de gaz à effet de serre. Ces gaz à effet de serre favorisent l’augmentation de la température.

En 2016, la concentration des gaz à effet de serre a battu là aussi des records. Celle du CO2 a atteint en moyenne 402,9 parts par million (PPM), soit une hausse de 3,5 ppm par rapport à 2015. C’est la plus importante augmentation annuelle en 58 ans de mesures.

La température des océans a également battu un record, avec une augmentation d’environ 0,4 degré par rapport à la moyenne de 1980-2010.

Le rapport constate également une élévation de plus de 8 centimètres du niveau de la mer depuis 1993. Ce n’est manifestement qu’un début, car les températures actuelles sont le résultat de pollutions passées. Les gaz à effet de serre montent progressivement dans l’atmosphère, et ceux qui résultent de la pollution actuelle n’ont pas encore produit leurs effets.

20 minutes rappelle qu’Un autre rapport rédigé par treize agences fédérales américaines et publié cette semaine par le New York Times, détaille les effets du réchauffement climatique aux Etats-Unis alors que les températures moyennes ont augmenté de manière spectaculaire ces dernières décennies sur le territoire américain, et sont désormais les plus chaudes en 1.500 ans. Les scientifiques craignent que le rapport soit censuré car il contredit l’affirmation de Donald Trump et de membres de son cabinet selon lequel « la contribution humaine au changement climatique n’est pas démontrée ».

M.M.

Voir en ligne : https://www.ametsoc.org/ams/index.c...



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  • La machine thermique de la terre est en train de s’emballer . Le réchauffement climatique n’est plus causé seulement par l’activité humaine mais par la planète elle même qui chaque année introduit naturellement un peu plus de gaz à effet de serre dans son atmosphère et bien entendu un peu plus de chaleur qui va entrainer les mêmes conséquences pour l’année suivante par les disfonctionnements de son équilibre thermique .

    Certes il y a encore une grande partie des gaz à effet de serre qui sont de trop qui sont produits par l’activité humaine , mais il faut se rendre compte que la plus grosse quantité de gaz à effet de serre qui entrent dans l’atmosphère terrestre chaque année sont produits par le dégel des terres gelées qui se trouvent sous les cercles polaires . On a constaté que la température peut s’élever au dessus des 30 degrés dans les pays qui sont en partie situés sous le cercle polaire nord pendant l’été , notamment en Finlande ,en Sibérie, au Canada et que la température au niveau du pôle arctique peut atteindre le 20 degrés en plein été .

    Comme la durée de l’ensoleillement est plus importante sur les surfaces polaires en été, l’élévation de la température entraîne un dégel très rapide des terres gelées depuis des milliers d’années , et par voie de conséquences la décomposition des matière organiques qu’elles contiennent et l’envoi dans l’atmosphère des gaz produits ou déjà produits par ce phénomènes de décomposition des matières organiques.

    Chaque année c’est donc des milliards de m3 de gaz à effet de serre qui sont envoyées dans l’atmosphère par la terre elle même, ce qui provoque naturellement et indépendamment de l’activité humaine une augmentation de l’effet de serre et une élévation de la température de l’atmosphère et de la surface des océans qui est particulièrement nuisible au niveau des pôles
    puisqu’elle aura pour conséquences de faire fondre la banquise et les glaciers polaires et de réduire un peu plus chaque année les surfaces recouvertes de glace et de neige au niveau des pôles .

    Certains scientifiques annoncent une disparition totale de la banquise arctique d’ici 2030 ou 2040 et pensent que le cumul de la perte des surfaces blanches réfléchissantes des pôles du dégel du permafrost entrainera irrémédiablement la terre dans une spirale d’accélération du réchauffement climatique qu’il sera impossible d’arrêter .

    Il est grand temps de réagir pour stopper cette accélération de notre machine thermique en entreprenant des actions de protection de notre planète qui mobilisent tous les humains qu’ils soient riches ou pauvres .Si non notre espèce disparaitra comme des millions ou des milliards d’espèces l’ont déjà fait depuis l’apparition de la vie sur la terre .

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