Changement climatique

« Action pour le climat : la Conférence de Doha doit jeter les bases de l’accord mondial sur le climat »

La position de l’Union européenne

Témoignages.re / 24 novembre 2012

Dans un communiqué diffusé hier, l’Union européenne par la voix de sa Commission a donné la position qu’elle défendra à partir de dimanche à Conférence de Doha sur le Climat au Qatar. Cette position est aussi celle de la France, car les négociateurs de l’Europe parlent au nom des 27 États membres de l’Union européenne. Voici ce communiqué.

« La conférence des Nations unies sur le changement climatique qui se tiendra la semaine prochaine à Doha, au Qatar, doit s’atteler à la tâche difficile de concrétiser l’accord conclu l’an dernier en faveur du renforcement de l’action mondiale pour le climat. L’Union européenne souhaite parvenir à un résultat qui renforce tous les éléments du train de décisions adopté à Durban en vue d’un nouvel accord mondial sur le climat d’ici à 2015. L’Union européenne demande également à la présidence qatarie d’organiser des discussions ministérielles afin d’adopter des mesures concrètes visant à réduire davantage le niveau des émissions à l’échelle mondiale avant 2020. L’Union européenne reste fermement décidée à respecter l’accord conclu à Durban et son engagement à participer à une deuxième période du Protocole de Kyoto.

Engagement financier

L’Union européenne est le premier donateur mondial d’aide publique au développement et de financement en faveur des pays en développement dans le domaine de la lutte contre le changement climatique. À Doha, l’Union européenne montrera qu’elle est en bonne voie de mobiliser la totalité des 7,2 milliards d’euros de financement « à mise en œuvre rapide » qu’elle s’est engagée à apporter au cours de la période 2010-2012 pour lutter contre le changement climatique. L’Union européenne examinera aussi, avec ses partenaires des pays en développement, la façon dont les principaux flux de financement de l’UE dans la lutte contre le changement climatique peuvent être maintenus en 2013-2014. De plus, l’Union devra fournir l’assurance qu’elle demeure fermement résolue à apporter la part qui lui revient des 100 milliards USD que les pays développés se sont engagés à mobiliser annuellement d’ici à 2020 dans la lutte contre le changement climatique pour aider les pays en voie de développement à réduire leurs émissions et à s’adapter au changement climatique.

Limiter la hausse de la température à 2 degrés

Mme Connie Hedegaard, membre de la Commission européenne chargée de l’action pour le climat, a déclaré à ce propos : « La Conférence de Doha doit s’appuyer sur les avancées que nous avons réalisées à Durban et progresser dans la préparation de l’accord mondial juridiquement contraignant sur le climat prévu pour 2015. Il est également important de se mettre d’accord sur des mesures supplémentaires pour réduire les émissions de manière à limiter la hausse de la température à moins de 2°C. L’Union maintient ses engagements à participer à une deuxième période du Protocole de Kyoto et à poursuivre l’important soutien financier destiné à aider les pays en développement à lutter contre le changement climatique. La conférence de Doha s’inscrit dans la foulée du récent rapport de la Banque mondiale et du rapport du PNUE sur l’écart existant en matière d’émissions, qui indiquent clairement que les pays du monde perdent un temps précieux ».

M. Sofoclis Aletraris, ministre chypriote de l’Agriculture, des ressources naturelles et de l’environnement, dont le pays assure actuellement la présidence du Conseil de l’Union européenne, a ajouté : « L’Union européenne reconnaît pleinement l’importance d’aider les pays en développement vulnérables à améliorer leur capacité de résistance au changement climatique grâce à l’adaptation. Nous sommes impatients d’examiner avec nos partenaires des pays en développement des idées concrètes sur la manière de traiter les pertes liées aux changements climatiques, ainsi que les dommages causés aux économies et aux conditions de vie. Nous espérons également pouvoir conclure les travaux du groupe de travail sur la coopération à long terme par des résultats tangibles, tout en prévoyant des enceintes appropriées, le cas échéant, pour pouvoir poursuivre l’examen des questions laissées en suspens ».

La Conférence de Doha se tiendra du 26 novembre au 7 décembre.


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