Changement climatique

Aperçu de quelques bonnes politiques climatiques

Rapport Climate Action Now de l’UNFCCC

Témoignages.re / 24 novembre 2015

Le rapport Climate Action Now de l’UNFCCC présente de pratiques politiques climatiques optimales dans six domaines thématiques : les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, les transports, l’utilisation des terres, le piégeage, l’utilisation et le stockage du carbone, et le contrôle des gaz à effet de serre autres que le CO2. Une action immédiate de toutes les nations pourrait potentiellement réduire les émissions d’une fourchette située entre 10 et 19 gigatonnes d’équivalent de CO2 d’ici 2020.

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Entre 1998 et 2010, le mot d’ordre d’autonomie énergétique avait permis le développement du photovoltaïque à La Réunion.

Énergie renouvelable

Hormis l’hydroélectricité, les énergies renouvelables ont représenté un peu plus de neuf pour cent de la production mondiale d’électricité en 2014, en hausse par rapport aux 1,8 pour cent de 2004. Cette dynamique a conduit à environ 58 pour cent d’ajouts nets pour la capacité énergétique mondiale en provenance de sources renouvelables en 2014, ce qui est supérieur au charbon et au gaz rassemblés. 

L’initiative des réseaux intelligents de la République de Corée : des « réseaux intelligents » qui utilisent la technologie numérique pour gérer les flux d’énergie plus efficacement sont indispensables pour intégrer un gros volume de production distribuée, intermittente, sobre en émissions de carbone tout en améliorant l’efficacité énergétique

Le partenariat pour l’énergie renouvelable du groupe africain : établir un partenariat mondial pour accélérer la transformation énergétique en Afrique vers une utilisation plus large des énergies renouvelables par le biais du déploiement, par exemple, de tarifs de rachat ou autres incitatifs. En 2020, le partenariat pourrait permettre l’installation d’au moins 10 GW de capacité d’énergie renouvelable en Afrique

Efficacité énergétique

L’augmentation des investissements en efficacité énergétique pourrait générer une augmentation nette de l’activité économique mondiale de 18 billions de dollars d’ici 2035, affirme l’Agence internationale de l’énergie (AIE). 

Danemark – Le mécanisme national d’obligations d’efficacité énergétique permet aux participants une neutralité des coûts en les répercutant sur les utilisateurs, et la flexibilité d’échanger les crédits reçus.

Énergie durable pour tous de l’ONU et de la Banque mondiale – La Plateforme mondiale pour l’accélération de l’efficacité énergétique pourrait doubler le taux d’amélioration de l’efficacité énergétique d’ici 2030, en favorisant l’action et l’engagement des dirigeants nationaux et infranationaux à tous les niveaux, en utilisant des politiques intégrées et des feuilles de route d’investissement pour guider la mise en œuvre des projets.

Transport

Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) estime que la réduction des émissions provenant du transport terrestre, de l’aviation de l’expédition de 1,7-2,5 Gt d’équivalent CO2 – soit d’un quart à plus du tiers des émissions actuelles du secteur - est possible d’ici 2020. 

Mexique – La ville de Mexico a régulièrement étendu son système de transport rapide par bus depuis 2005. Un dixième de ses utilisateurs a délaissé la voiture individuelle.
Le Partenariat SLoCaT sur le transport durable – rassemble plus de 90 organisations qui travaillent sur le transport de fret et de passagers. Il vise à mobiliser un soutien mondial pour promouvoir le transport durable sobre en carbone dans les pays en développement et maximiser le rôle des transports dans l’éradication de la pauvreté et le développement durable.

Le piégeage, l’utilisation et le stockage du carbone

Il existe 12 projets de piégeage et de stockage de dioxyde de carbone (CCS) en exploitation dans le monde et 10 autres sont en construction. L’AIE estime que si un appui suffisant est fourni et que le financement est garanti, les projets de CCS pourraient piéger 50 Mt de CO2 par an d’ici 2020.

Dans le secteur de l’électricité, on estime que le potentiel de réduction des émissions de CCS se situe entre 0,2 et 0,4 Gt d’équivalent CO2 en 2020. 

Norvège - Une taxe sur le carbone créée en 1991 a augmenté au fil du temps, et a créé une incitation à stocker le CO2 en entraînant la séquestration de 0,9 Mt de CO2 chaque année.

Forum de leadership sur la séquestration du carbone - une initiative de niveau ministériel pour faciliter le développement et le déploiement des technologies rentables de CCS. L’adhésion est ouverte aux autorités gouvernementales nationales qui sont d’importantes productrices ou utilisatrices de combustibles fossiles et engagées à investir dans la recherche, le développement et la promotion de la technologie CCS.

Les gaz à effet de serre autres que le CO2

L’Agence de protection de l’environnement des États-Unis estime que des émissions de gaz à effet de serre autres que le CO2 de 2,7 Gt d’équivalent CO2 pourraient être atténuées d’ici 2020 à un coût inférieur à 50 dollars/t d’équivalent CO2. 

Presque le quart de ces réductions pourrait être réalisé au seuil de rentabilité ou à un coût plus bas dont une part significative générerait un rendement financier immédiat. 
Union européenne - Le système d’échange d’émissions de l’UE a permis de réduire les émissions de N2O des usines d’acide nitrique. En 2013, les émissions de N2O étaient de 85 pour cent inférieures à celles de 1990.

Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone - un traité international pour éliminer progressivement la production de nombreuses substances responsables de la destruction de la couche d’ozone. Plus de 98 pour cent de la consommation de toutes les substances qui appauvrissent la couche d’ozone ont été éliminés depuis son entrée en vigueur en 1989.

Se réunissant à Dubaï au début de novembre cette année, les nations ont convenu d’une voie pour contrôler la croissance des hydrofluorocarbures (HFC) – des produits chimiques sans danger pour la couche d’ozone, mais qui causent d’importants impacts sur le climat.

L’utilisation des terres

Les Nations Unies estiment qu’à un coût marginal de moins de 50 à 100 dollars la tonne d’équivalent CO2, le potentiel direct de réduction des émissions se situe dans la fourchette de 1,1 à 4,3 Gt d’équivalent CO2 en agriculture et de 1,3 à 4,2 Gt d’équivalent CO2 en foresterie d’ici 2020, soit les deux tiers des émissions actuelles provenant de ces secteurs.

Chine - Afin d’augmenter la superficie forestière nette de 40 millions d’hectares d’ici la fin de 2020 par rapport à 2005, la Chine allie le reboisement, la protection des forêts et des politiques et méthodes de gestion durable des forêts. Elle intègre également le carbone forestier dans son programme pilote national de système d’échange des émissions de carbone

L’Alliance des forêts tropicales 2020 - un partenariat public-privé pour créer des modèles de chaîne d’approvisionnement à zéro déforestation en Asie du Sud-Est, en Afrique centrale et de l’Ouest et dans les régions de l’Amérique du Sud. L’Alliance coopère avec les gouvernements, les groupes de la société civile actifs tant dans les nations productrices que consommatrices, les petits agriculteurs, les représentants autochtones et les sociétés multinationales.


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