Changement climatique

Appel à la mobilisation contre le changement climatique

Rapport de Ban Ki-moon à l’Assemblée générale de l’ONU

Témoignages.re / 26 septembre 2013

L’Assemblée générale des Nations Unies a commencé par le rapport de son secrétaire général, Ban Ki-moon, voici quelques extraits.

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Pour Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, le 21e siècle doit être le siècle des femmes.

Partout dans le monde, des gens descendent dans la rue ou occupent des places pour se faire entendre de ceux qui sont au pouvoir. « Ils veulent que vous, leurs dirigeants, vous les écoutiez. »

L’année 2015 est l’occasion d’écrire l’histoire, a dit le Secrétaire général. Le nouveau programme de développement doit être aussi mobilisateur que les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Il doit être universel, l’éradication de la pauvreté doit en être la priorité absolue, le développement durable, l’élément central, et la gouvernance, le ciment. 

Il doit s’exprimer en une seule et unique série d’objectifs et ne doit pas établir de hiérarchie entre les trois dimensions du développement : la protection de l’environnement et la justice sociale ne doivent pas être reportées à plus tard, une fois que la croissance économique sera assurée. L’autonomisation des femmes et leurs droits doivent être au cœur de tout ce que nous faisons. Le 21e siècle doit être le siècle des femmes. Le succès, a poursuivi le Secrétaire général, passe aussi par des efforts accrus du secteur privé. L’ONU doit se doter de plus de moyens encore pour travailler non seulement avec le monde des affaires et de la finance, mais aussi avec la société civile et les organisations philanthropiques.

Les effets des changements climatiques, a poursuivi le Secrétaire général, menacent tous les acquis du développement. Ces périls s’accompagnent d’occasions à saisir : celle de changer nos modes de fonctionnement et nos plans d’urbanisme, nos moyens de transport et la façon dont nos maisons et nos usines sont alimentées en énergie. La voie d’une économie à faible émission de carbone s’ouvre devant nous – une voie qui peut mener à la création d’emplois et à une amélioration de la santé publique, tout en nous permettant de protéger l’environnement. 

Le Secrétaire général a invité les dirigeants du monde à un sommet sur les changements climatiques qui se tiendra dans un an à New York. Il a espéré que ce sommet ouvrira la voie à l’adoption d’un instrument juridique ambitieux dans le cadre du processus relatif à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

Pour la négociation en Syrie

Ban a demandé à tous les États d’arrêter d’alimenter le conflit sanglant qui déchire la Syrie et de mettre un terme aux livraisons d’armes à toutes les parties. Il a dit compter sur l’adoption d’une résolution contraignante du Conseil de sécurité sur les armes chimiques. Une intervention humanitaire devrait venir juste après, a précisé M. Ban. Il a également demandé au Gouvernement syrien et à l’opposition de se conformer aux obligations que leur font le droit international humanitaire et les droits de l’homme.

L’emploi d’armes chimiques, « acte odieux », a suscité un mouvement diplomatique, premier signe d’unité depuis bien trop longtemps. Nous devons, a-t-il suggéré, en tirer parti pour amener les parties à la table des négociations. « Toute victoire militaire est une illusion. La seule solution est un règlement politique. »

« Je demande instamment au Gouvernement syrien et à l’opposition — et, Mesdames et Messieurs, je demande instamment à tous ceux, ici présents, qui ont de l’influence et de l’autorité sur eux — de faire en sorte que la deuxième conférence de Genève se tienne », a plaidé le Secrétaire général. 

Au-delà de la Syrie, toute la région connaît des tensions et des troubles, a-t-il reconnu, en prévenant que les difficultés sont immenses : il faut construire la démocratie et mettre en place un dialogue pluraliste, étouffer les flammes du fanatisme et combler le vide sécuritaire une fois desserré l’étau de la dictature. M. Ban s’est félicité de ce que les Israéliens et les Palestiniens aient repris des négociations directes. 

Au-delà du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, il a dit voir des pays d’Afrique écrire un nouveau chapitre dans lequel le dynamisme va de pair avec la démocratie et une croissance économique aussi soutenue qu’impressionnante. Cela étant, a-t-il regretté, au Sahel, la misère et l’instabilité persistent. En République centrafricaine, l’ordre public s’est effondré. « Pourtant, de même que l’appel humanitaire pour la Syrie, notre appel à l’aide en faveur de ce pays ne suscite que des contributions désespérément insuffisantes. »


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