Changement climatique

Ban Ki-moon pour des moyens adaptés dans la compensation d’émissions de carbone

Lutte contre le changement climatique et la pauvreté

Témoignages.re / 24 mars 2014

Le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a souligné vendredi la nécessité de mobiliser la volonté politique et de mettre en évidence des mesures susceptibles d’inciter les Etats à intégrer les mécanismes nécessaires au développement d’une économie résiliente à faible émission de carbone, soutenant que cette initiative est susceptible de créer des emplois décents et d’aider à éliminer l’extrême pauvreté, notamment en Afrique subsaharienne.

Dans un discours prononcé à l’occasion du 20ème anniversaire de l’entrée en vigueur de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, Ban Ki-moon a rappelé que le Protocole de Kyoto, qui est le premier accord international sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre et qui fixe des engagements contraignants pour les pays industrialisés, a ouvert la voie à la mise en place de marchés de droits d’émission de carbone.

Certes, a-t-il souligné, "le mécanisme pour un développement propre et le mécanisme de mise en oeuvre conjointe ont permis l’échange de droits d’émission et la compensation d’émissions de carbone dans le monde développé comme dans le monde en développement".

Selon lui, grâce à l’action menée par les parties à la Convention-cadre au cours des 20 dernières années, il a été possible de mettre en place les mécanismes nécessaires au développement d’une économie mondiale résiliente à faible émission de carbone.

Malgré cette volonté, la plupart des experts en matière de changement climatique déplorent que la plupart des pays en Afrique subsaharienne ne soient toujours pas parvenus à freiner ni à inverser la tendance à la dégradation des ressources naturelles.

Les efforts engagés pour lutter contre le réchauffement de la planète à travers, notamment, plusieurs conférences cadres sur le changement climatique organisées par l’ONU devront désormais prendre en compte des stratégies d’aide adaptées aux besoins du continent africain, compte tenu que le nombre de personnes menacées par des inondations côtières sera de 70 millions en 2080.

Par ailleurs, l’Organisation mondiale de la méteorologie (OMM) estime, dans un récent rapport que, sur une superficie de 30 millions de kilomètres carrés sur le continent africain, soit près d’un cinquième de la superficie terrestre globale, le système d’observation du climat est dans un état plus piteux que sur tout autre continent, là où il continue de se détériorer.

D’après l’OMM, le continent africain ne peut agir pour l’instant faute de moyens en matière de surveillance climatique et météorologique.

Abondant dans le même sens, Ban Ki-moon a déclaré que cet anniversaire devait être l’occasion pour nous de redécouvrir l’engagement qui a présidé à la naissance de cette Convention destinée à "mettre le monde sur une voie durable pour les générations à venir".


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