Changement climatique

Changement climatique : les îles se feront entendre à tous les niveaux

Les ministres de l’AOSIS préparent les conférences de Lima et de Paris

Témoignages.re / 17 novembre 2014

L’Alliance des Petits Etats insulaires (AOSIS) a tenu la semaine dernière une réunion ministérielle aux Seychelles. Les îles préparent la conférence de Lima sur le Climat. Le sommet dans la capitale du Pérou jettera les bases de Paris-Climat 2015.

Les ministres de l’AOSIS étaient la semaine dernière aux Seychelles pour travailler sur une position commune dans la perspective de la conférence de Lima sur le climat, qui précède de 12 mois celle de Paris-Climat 2015. Ils ont défini leurs priorités, la première étant la survie de ces pays et de leur population.

Deux ministres ont présenté mercredi les conclusions de la rencontre à la presse : Jean-Paul Adam, ministre des Affaires étrangères des Seychelles, et Chairmaine Scotty, ministre de l’Education de Nauru, également Envoyé spécial du président de Nauru chargé du changement climatique. Ils étaient accompagnés de Ronny Jumeau, ambassadeur des Seychelles à la conférence sur le changement climatique des Nations Unies.

Les deux ministres ont souligné l’intérêt de la rencontre, qui a souligné l’importance de l’adaptation au même titre que l’atténuation. Le réunion des Seychelles était une bonne préparation pour les sommets de Lima et de Paris, là où un accord décisif est espéré.
L’AOSIS a également convenu que l’organisation souffre d’un manque de financement, tant que les pays riches ne tienne pas les promesses faites depuis 2009 à Copenhague pour le Fonds vert sur le climat.

« Nous ferons beaucoup de bruit à Lima »

Sur les 100 milliards de dollars promis pour financer l’adaptation et l’atténuation dans les pays pauvres d’ici 2020, et sur les 15 milliards devant être versés avant la conférence de Lima dans quelques semaines, seulement 2,8 milliards de dollars ont effectivement été crédités.
« 2,8 milliards, ce n’est rien, et nous ferons beaucoup de bruit à Lima », a dit l’ambassadeur Jumeau.

Le ministre Adam a dit qu’il est important de convaincre les pays développés que le changement climatique peut toucher tout le monde. Il a présenté une proposition : que les pays riches annulent la dette des pays pauvres, et que cette dette soit convertie en crédit dans le Fonds vert pour le Climat.

Les deux ministres ont également évoqué la nécessité d’élever le degré de connaissance de la population sur les dangers du changement climatique. Ils ont souligné le besoin d’une couverture médiatique importante pour envoyer un message fort au monde.

« Nous devons faire entendre notre voix à tous les sommets, dans tous les forums et dans toutes les capitales du monde », a dit le ministre seychellois.
En 2017, les Seychelles assureront la présidence de l’AOSIS, et pourraient aussi obtenir un siège de membre non-permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU. C’est une situation qualifiée d’idéale pour faire avancer la cause des îles dans l’agenda des Nations-Unies.


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