Changement climatique

COP21 : COI et UE pour une position commune à Paris Climat 2015

Qui représentait les Réunionnais pour décider au nom des Réunionnais ?

Témoignages.re / 18 avril 2015

Dans un communiqué, la Commission de l’océan Indien annonce le lancement de la concertation pour travailler à une position commune à la Conférence de Paris sur le climat. Présente à cette réunion organisée jeudi, l’Union européenne dit souhaiter la signature d’une déclaration commune avec la COI. Voici le communiqué qui montre qu’aucun Réunionnais n’a pu s’exprimer. Qui a donc représenté les Réunionnais ?

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Mais qui pouvait donc bien représenter les Réunionnais lors de cette importante réunion de la COI ?

La Commission de l’océan Indien (COI) a accueilli à son siège, le jeudi 16 avril 2015, les délégués de ses Etats membres – Union des Comores, France (Réunion), Madagascar, Maurice et Seychelles – pour une première concertation en vue des négociations à la Conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP21) qui se tiendra à Paris en décembre 2015. Pour le Secrétaire général de la COI, Jean Claude de l’Estrac, il est essentiel que les espaces insulaires soient unis et audibles sur ce sujet « épineux mais stratégique » pour leur développement.

Dans son message d’ouverture, il a précisé que l’objectif de cette concertation « est de chercher à mieux comprendre les enjeux de la négociation pour l’Indianocéanie, ainsi que pour les membres du groupe AIMS qui regroupe l’Afrique, l’océan Indien et la mer de Chine méridionale ». Saluant l’initiative de la COI, Carla Osorio, chargée d’affaires par intérim de la délégation de l’Union européenne à Maurice, a indiqué que « l’Union européenne soutient l’idée que ces travaux ouvrent la voie à une position commune des Etats membres de la COI » en précisant que « cela pourrait même amener à la signature d’une déclaration commune UE-COI en vue de la COP 21 ».

Présence du président de l’AOSIS

Laurent Garnier, Ambassadeur de France à Maurice, a, quant à lui, rappelé que la présidence française sera très attentive à « garantir des négociations transparentes, ouvertes et constructives » et que la France mettait d’ailleurs en place une facilité d’appui, financée par l’AFD, à destination de plusieurs petits Etats insulaires ou africains en vue de la Conférence Paris Climat 2015.

Invité à cet atelier, Ahmed Sareer, Ambassadeur des Maldives auprès des Nations unies et président de l’Alliance des petits Etats insulaires (AOSIS), a donné un aperçu de l’état d’avancement du processus de négociation ainsi que du rôle que joue l’AOSIS dans ce cadre. Le Représentant permanent des Nations unies à Maurice, Simon Springett, ainsi que Matthieu Discour, directeur de l’Agence française de développement,, ont également participé à cette réunion.

Hausse d’au moins 2,8 degrés

Organisée dans le cadre du projet COI-ISLANDS financé par l’Union européenne, cette réunion est une contribution à l’effort de réflexion en cours autour du futur accord qui sortira de la COP 21. Elle a été précédée par deux jours de formation focalisée sur les compétences nécessaires pour accéder aux financements climatiques.
Dans ce contexte, la COI veillera à continuer ses efforts en vue d’une accréditation en tant qu’Entité régionale de mise en œuvre qui permettrait à la région d’avoir un accès direct au Fonds vert pour le climat ainsi qu’au Fonds d’adaptation.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts de la COI pour prémunir les populations et les économies de ses pays membres contre les effets dévastateurs du changement climatique. Selon les profils pays du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) sur le changement climatique, l’Indianocéanie connaîtra une augmentation de 2,8°C à 3,9°C de la température et une hausse du niveau de la mer pouvant aller jusqu’à 56 cm d’ici 2090.


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