Changement climatique

COP21 : vibrant appel des religieux réunionnais pour le respect de la nature

Conférence du Groupe de Dialogue Inter-religieux de La Réunion avant la COP 21

Témoignages.re / 29 novembre 2015

Ce vendredi 27 novembre à Saint-Denis, le Groupe de Dialogue Inter-religieux de La Réunion (GDIR), présidé par Idriss Issop-Banian, a organisé une conférence-débat intitulée « Écologie et spiritualités » ; cela, à trois jours de l’ouverture ce lundi à Paris de la COP 21 (Conférence internationale sur le climat). Cette rencontre ouverte à tout public avait pour objectif de « provoquer par une réflexion collective une prise de conscience au sein de la population de la responsabilité de chaque Réunionnais face aux enjeux climatiques de notre île ».

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Les divers intervenants religieux autour d’Idriss Issop-Banian, président du GDIR.

En ouvrant la conférence, Idriss Issop-Banian a rappelé qu’« en préalable à cette importante manifestation qu’est la COP 21, les autorités religieuses des principales familles spirituelles de France comme du monde entier ont apporté leurs contributions à sa préparation ». Et comme le GDIR se bat depuis une quinzaine d’années « pour une société réunionnaise harmonieuse et fraternelle ainsi qu’un avenir durable », en première partie, des représentants de chacune de nos traditions religieuses à La Réunion ont fait part de « leur conception des rapports entre l’humanité et l’environnement ».

Successivement, ont pris la parole : Elijah Baïchoo pour la Foi Bahaïe ; Swami Advayananda pour l’Hindouïsme ; Claude Weinfeld pour le Judaïsme ; Christiane Rafidinarivo pour l’Église Protestante ; Imam Shokatali Limbada pour l’Islam ; et Mgr Gilbert Aubry pour l’Église Catholique. Ces interventions ont toutes été très intéressantes et elles ont été ressenties par le public comme un appel vibrant des religieux réunionnais pour le respect de la nature dans notre pays mais aussi dans notre région de l’océan Indien et dans le monde entier.

Les diverses personnalités religieuses ont notamment mis l’accent sur le fait que « le changement climatique met en grave danger l’humanité » et que « nous devons agir pour faire respecter l’interdépendance entre la vie humaine et la spiritualité ». Elles ont expliqué aussi que dans toutes les religions on trouve des liens entre les croyances et l’écologie, avec des prières en faveur des changements de comportements dans nos rapports avec l’environnement.

Un appel qui devra être entendu

En deuxième partie, le professeur René Robert, géographe, a apporté son « éclairage scientifique sur l’impact des changements climatiques sur notre région » en soulignant notamment que « nous sommes à un virage de la société humaine » et que « la COP 21 doit trouver des solutions au réchauffement climatique accentué qui menace notre survie ». Afin d’avancer vers ces solutions, il a souhaité que « l’on cultive les liens entre la sagesse religieuse et la connaissance scientifique ».

En conclusion, Christiane Rafidinarivo a fait une synthèse des échanges entre les divers intervenants religieux, le géographe et le public. Elle a retenu en particulier que la prise de conscience des menaces que font peser les émissions de gaz à effet de serre doit être renforcée sans cesse, entre autres par l’éducation, et que « nous devons contribuer à des solutions personnellement par l’éthique et la science et par des décisions politiques ». Un appel à l’espérance qui devra être entendu par les chefs d’État du monde entier réunis à Paris du 30 novembre au 11 décembre…

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