Changement climatique

COP22 : « L’opinion publique mondiale doit percevoir ce changement »

100 pays ont ratifié l’Accord de Paris

Témoignages.re / 9 novembre 2016

100 pays ont maintenant formellement ratifié l’Accord de Paris, maintenant ainsi l’élan rapide de l’action climatique mondiale un jour avant la conférence annuelle des Nations Unies sur le changement climatique de Marrakech.

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Les signes constants qui émanent des gouvernements montrent qu’ils sont fermement engagés à atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, ce qui est essentiel étant donné le peu de temps qu’il reste au monde pour se mettre sur la voie de ces objectifs.

Patricia Espinosa, Secrétaire exécutive de la CCNUCC et Salaheddine Mezouar, Président de la COP22 et ministre des Affaires étrangères et de la Coopération du Royaume du Maroc, ont loué cette très rapide réponse internationale.

La conférence des Nations Unies sur le changement climatique de Marrakech s’est ouverte lundi, à peine trois jours après l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris sur le climat.

Au cours de la cérémonie d’ouverture, le ministre marocain des Affaires étrangères nouvellement élu Président de la COP22, M. Salaheddine Mezouar, a souligné la volonté de son pays à accueillir une conférence qui démontre l’engagement de l’Afrique dans son ensemble à contribuer aux efforts mondiaux de lutte contre le changement climatique. « Cela met en évidence la volonté de l’Afrique de prendre son destin en main, de réduire sa vulnérabilité et de renforcer sa résilience », a-t-il déclaré.

M. Mezouar s’est référé à la dynamique qui se construit autour du monde. Il a également reconnu que l’Accord de Paris ne met pas encore le monde sur la voie de l’objectif de la hausse maximale de la température de 1.5 à 2 degrés, comme convenu par la communauté internationale à Paris l’an dernier.

En s’adressant aux délégations, il a ajouté : « Je voudrais vous inviter à une ambition sans précédent dans vos engagements au cours des onze prochains jours. L’opinion publique mondiale doit percevoir ce changement. Il faut qu’il s’opère à tous les niveaux, des projets locaux à ceux qui traversent les frontières, et qu’il crée de véritables partenariats avantageux pour tous ».

Dans son allocution liminaire, Patricia Espinosa, Secrétaire exécutive de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques a insisté sur le fait que bien que l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris soit une occasion à célébrer, il s’agit aussi d’un rappel opportun du niveau élevé des attentes auxquelles le processus doit maintenant satisfaire.

« La réalisation des objectifs et des ambitions de l’Accord de Paris n’est pas garantie. Nous avons entrepris un effort pour changer le cours de deux siècles de développement carboné intensif. La culmination des émissions mondiales est urgente, tout comme la construction de sociétés bien plus résilientes au climat. »

Mme Espinosa a souligné 5 domaines clés, au sein desquels le travail a besoin d’avancer, notamment :

  • La finance, qui doit permettre aux pays en développement de verdir leurs économies et de renforcer leur résilience. Les financements affluent, mais doivent atteindre le niveau et la prévisibilité nécessaires à la catalyse d’un développement sobre en émissions et résilient au climat.
  • Les contributions déterminées au niveau national, ou plans d’action climat nationaux, qui doivent maintenant être intégrées aux politiques nationales et aux plans d’investissement.
  • Le soutien aux besoins d’adaptation, auquel une priorité plus haute doit être accordée, et les progrès du mécanisme relatif aux pertes et préjudices pour sauvegarder les acquis du développement dans les communautés les plus vulnérables.
  • Les besoins de renforcement des capacités des pays en développement, qui doivent être spécifiques et sur mesure à leurs besoins.
  • L’engagement plein des parties prenantes non-Parties, du Nord et du Sud, car elles sont un élément central du programme d’action mondial pour un changement transformateur.


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