Changement climatique

Des États en voie de disparition

Réchauffement climatique

Sanjiv Dinama / 24 septembre 2009

Les 42 petits États insulaires de la planète, particulièrement exposés au dérèglement du climat et à la montée des océans, ont réclamé lundi dernier le droit à la survie, à la veille du sommet sur le réchauffement au siège des Nations unies. Éparpillés sur tous les océans et regroupés au sein de l’Alliance des petits États insulaires (AOSIS), ces pays comptent faire entendre leur voix à moins de 100 jours de la conférence de Copenhague qui devra sceller, en décembre, un nouvel accord multilatéral de protection du climat. Ils exigent que la hausse de la température mondiale soit maintenue bien en dessous de 1,5 degrés celsius sinon le monde va assister à un « génocide » selon le président de l’AOSIS (l’Alliance des petits Etats insulaires).

Les 42 petits États insulaires de la planète, particulièrement exposés au dérèglement du climat et à la montée des océans, ont réclamé lundi dernier le droit à la survie, à la veille du sommet sur le réchauffement au siège des Nations unies.
Éparpillés sur tous les océans et regroupés au sein de l’Alliance des petits États insulaires (AOSIS), ces pays comptent faire entendre leur voix à moins de 100 jours de la conférence de Copenhague qui devra sceller, en décembre, un nouvel accord multilatéral de protection du climat.
Dans sa déclaration finale adoptée à l’unanimité, le sommet auquel ont pris part les chefs d’État et de gouvernement de l’Alliance, "exige que la hausse de la température mondiale soit maintenue bien en dessous de 1,5 degrés celsius".

Possibilité de génocide et meurtre de masse si rien ne change

"1,5 pour nous c’est déjà un compromis. Nous sommes face à une possibilité de génocide", a martelé le premier ministre de Grenade Tillman Thomas dont le pays préside l’AOSIS, en faisant valoir que le gain de 0,8 degrés en un siècle exposait déjà les îles les plus au ras des flots à de graves menaces : érosion des côtes, inondations, blanchiment des coraux et multiplication d’événements extrêmes, plus fréquents et plus soutenus.
Avant lui, en ouverture du sommet, le président des Maldives Mohamed Nasheed avait évoqué des "meurtres de masse" à venir : "Ma fille a sept ans, elle ne pourra plus vivre dans son pays ni quantité d’autres gens si nous dépassons le degré et demi".
Les petits États insulaires ont également insisté sur la nécessite d’accorder, dans le futur accord, une place importante aux capacités d’adaptation des pays vulnérables comme les leurs à la nouvelle donne climatique.
Cet aspect doit figurer à part égale avec la réduction des émissions polluantes, et même faire l’objet d’un "arrangement spécial", jugent-ils en réclamant des moyens financiers à la hauteur mais sans avancer de chiffres, estimant qu’il pourrait s’agir d’un "certain pourcentage du PIB" mondial.

Limiter la hausse sous les 1,5°C signifie que les émissions doivent cesser de grimper dès 2015 pour plonger ensuite de moins de 85% en 2050

Mais juguler la hausse du thermostat mondial sous les 1,5°C est un objectif hautement ambitieux, qui supposerait que les émissions cessent de grimper dès 2015 pour plonger ensuite de moins 85% en 2050. À ce stade, les objectifs de réduction annoncés par les pays industrialisés restent loin du compte et les dernières prévisions des scientifiques conduisent plus sûrement a une hausse de +3 degrés.
En juillet, les huit pays les plus industrialisés et les 17 principales économies émettrices de gaz à effet de serre, réunis dans le Forum des économies majeures (MEF), avaient reconnu la nécessité de limiter la hausse des températures à 2°C.
Mais pour les petits États insulaires, viser les 2°C "revient à proclamer leur extinction", estimait lundi Yvo de Boer.
À ce jour, aucun des engagements pris par les signataires ne garantit le succès de Copenhague. Et c’est précisément pour réveiller des négociations qui cheminent trop lentement que Ban Ki-moon a invité les chefs d’État à se réunir mardi au chevet du climat.
"Ce doit être un coup de clairon pour les dirigeants du monde", insiste M. de Boer.

Sanjiv Dinama


Et La Réunion ?
À La Réunion, la Région s’est donnée pour objectif d’atteindre l’autonomie énergétique en 2025 grâce aux énergies renouvelables. En 2008, l’éolien, le photovoltaïque et le solaire thermique ont continué à progresser selon de bilan de l’Observatoire énergie Réunion. Rappelons que la combustion des énergies fossiles (charbon, fuel…) est émettrice de CO2 responsable de l’effet de serre avec les conséquences sur le réchauffement climatique. Il est donc primordial de continuer à développer les énergies renouvelables à La Réunion. Actuellement, la part des énergies renouvelables à La Réunion est de l’ordre de 36%, soit 919,6 GWh (79,1 ktep). Cette production est en constante augmentation. L’autosuffisance énergétique de La Réunion sera possible en agissant sur 2 leviers :
– Économiser l’électricité,
– Produire autrement l’électricité en mettant l’accent sur les énergies renouvelables.

S.D.


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